
Inscrivez-vous à notre lettre. Nous vous écrirons.
L'Introït "Gaudeamus", de la Fête de Notre Dame du Rosaire, a été choisi par l'Eglise pour exalter la virginité de Notre Dame. CD Gloria Laus par le Choeur Saint Michel. Editions Clovis.
Chœur des moines de l’abbaye N.D. de Triors – CD "De l’Hiver au Printemps " ( Ass. Abbé de Lesseins BMT/07/D)
Chantée durant le Temps du Carême, cette hymne est l'imploration même. Le croyant, à genoux devant son Seigneur, demande pardon pour ses péchés. Curieusement, la mélodie appartient au 5e mode, le mode de l'allégresse et de l'exultation. Mais ce mode est exploité ici dans tout ce qu'il peut avoir de suppliant
Choeur des moines de l'abbaye de Downside dirigé par Dom Dustan O' Keeffe (CD Virgin Classics 5 62 456 2 )
HYMNE DES VÊPRES DE LA FÊTE DE LA SAINT JEAN-BAPTISTE
La composition en est attribuée à Paul Diacre au IXe siècle, un moine du Mont-Cassin, ami de Charlemagne.
La syllabe initiale de chaque hémistiche s’élève d’un degré par rapport à la précédente dans l’échelle des sons comme vous allez le constater
Au début du XIe siècle, un autre moine, Guy d’Arezzo utilisa cette particularité pour attribuer aux notes le nom de ces syllabes : ut, ré mi, fa, sol, la (Le si ne fut ajouté qu’au XVIIème siècle par les Italiens qui substituèrent également la syllabe do à la syllabe ut).
Les notes étaient jusque là désignées par les premières lettres de l’alphabet comme elles le sont encore dans les pays anglo-saxons.
Voici le début du texte :
|
Ut queant laxis resináre fibris Mira gestórum fámuli tuórum Solve pollúti lábii reátum Sancte Ioánnes |
Pour que nous puissions chanter hautement
Les merveilles de votre histoire,
Purifiez nos lèvres de toute souillure, Ô Saint Jean ! |
Voici les cinq antiennes qui encadrent les psaumes des Vêpres de la Toussaint
Les textes des 2 premières, dont les mélodies se ressemblent beaucoup, sont extraits du passage de l’Apocalypse qui est lu à l’Épître de la messe.
Voici le texte de la 1re :
Vidi turbam magnam quam dinumeráre nemo póterat, ex ómnibus géntibus
stantes ante thronum.
Je vis une grande foule que personne ne pouvait compter, des gens de
toutes nations, debout devant le trône.
Et omnes Ángeli stabant in circúitu throni, [et cecidérunt in
conspéctu throni in fácies suas, et adoravérunt Deum].
Et tous les Anges se tenaient autour du trône, et ils tombèrent
prosternés devant le trône, adorant Dieu.
Redemísti nos Dómine Deus, in sánguine tuo ex omni tribu, et lingua, et
pópulo, et natióne, et fecísti nos Deo nostro regnum.
Vous nous avez rachetés, Seigneur notre Dieu, par votre sang, de toute
tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation, et vous avez fait de
nous le royaume de notre Dieu.
Benedícite Dóminum omnes elécti ejus, ágite dies lætítiæ, et
confitémini illi.
Bénissez le Seigneur, vous tous ses élus ; célébrez ces jours de
fête, et rendez-lui gloire.
La formule « tous les Saints » qu’elle répète 2 fois et qui concerne à l’origine le peuple d’Israël s’applique aujourd’hui à tous les élus du paradis.
Hymnus ómnibus Sanctis ejus fíliis ĺsraël pópulo appropinquánti
sibi : glória hæc est ómnibus Sanctis ejus.
Qu’il soit chanté par tous les Saints, par les fils d’Israël, par le
peuple admis à l’approcher : c’est la gloire qu’il réserve à tous ses
Saints.
Les moniales d’Argentan dans le disque Art et Musique 107/39 205. chantent ces antiennes.
"Dómine quando véneris" est un très beau répons de l'office des morts : c'est le dernier du premier nocturne des matines.
Dómine, quando véneris judicáre terram, ubi me abscóndam a vultu
iræ tuæ ?
Seigneur, quand vous serez venu pour juger la terre, où me cacherai-je
pour fuir le regard de votre courroux ?
Puisque j’ai tant péché dans ma vie.
Les fautes que j’ai commises m’épouvantent, et je suis devant vous couvert de confusion : ne me condamnez pas quand vous viendrez pour le jugement.
Donnez-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière perpétuelle
brille sur eux.
Il est interprété par les moines de Fontgombault : CD "Liturgie des défunts dans le rite romain" - ( AM/CD 107/30 105)
Le cantique Roráte cæli a été composé par un prêtre français de l’Oratoire au début du XVIIe siècle.
Malgré sa composition tardive, il n’en demeure pas moins de l’authentique chant grégorien, même au point de vue modal.
Le refrain est issu de la magnifique prophétie d’Isaïe qui sera chantée à l’introït du IVe dimanche de l’Avent.
Ô cieux, versez votre rosée ; nuages, faites pleuvoir le
juste !
L’hymne des Vêpres de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, Vexílla Regis, était le douloureux chant de ralliement des partisans de l’Armée Catholique et Royale pendant les guerres de Vendée.
Le texte a été composé par Venance Fortunat, évêque de Poitiers au VIe siècle, pour le retour des reliques de la Sainte Croix.
Vexílla Regis pródeunt
Les étendards du roi s’avancent
Fulget crucis mystérium….
1) Voici que brille le mystère de la croix, où la vie a subi la mort, et par sa mort, rendu la vie.
2) Du côté, percé par le fer cruel de la lance, coulent, pour effacer nos crimes, le sang et l’eau.
3) Alors s’accomplit l’oracle de David disant aux nations dans ses vers inspirés : Dieu régnera par le bois.
4) Arbre précieux et éclatant de gloire, paré de la pourpre du Roi, tu fus appelé en ton noble tronc à toucher des membres si saints.
5) Heureuse Croix ! À tes bras est suspendue la rançon du monde ! Tu es la balance où fut pesé ce Corps, qui a enlevé à l’enfer sa proie.
La 6ème strophe, la plus célèbre, se chante à genoux.
O Crux, ave, spes única…
6) Salut, ô Croix, notre unique espérance ! L’hymne est également celle du dimanche de la Passion. L’on chante alors « Hoc Passiónis témpore » = En ce temps de la Passion.
Ce 14 septembre, le texte diffère et l’on entend les quatre mots In hac triúmphi glória = en ce glorieux triomphe. Puis les paroles sont les mêmes : accordez aux justes un accroissement de grâce et aux pécheurs effacez leurs crimes.
7) O Trinité, principe de notre salut, que tout esprit vous glorifie. Vous nous donnez la victoire par la Croix, ajoutez-y la récompense.
Cassette éditée par le label Art et Musique (réf. AMK 103/8805) intitulée « Le Mystère de la Croix ». Moines de l’abbaye Notre Dame de Randol, près de Clermont-Ferrand
Ce Graduel est également chanté à la fin de tous les offices du Triduum sacré, Jeudi, Vendredi et Samedi Saints et particulièrement de l'office des Ténèbres. Le premier soir on ne chante que la première phrase, le deuxième on ajoute mortem autem crucis, et le troisième on ajoute la deuxième partie triomphale qui annonce la résurrection. La mélodie de ce Graduel est faite de formules que l'on retrouve dans de nombreux autres Graduels, mais elles sont admirablement choisies pour exprimer toutes les nuances du texte avec un contraste frappant entre les deux parties. La première est sombre et grave sutout le mot crucis qui s'enfonce dans les profondeurs. La deuxième, au contraire s'élève dans les hauteurs avec enthousiasme, particulièrement la grande vocalise aérienne ornant le mot illum, pronom qui désigne le Christ.
CD "Au Commencement était le Verbe II" ADF 109 - 300 007 - 2 AAD
Ateliers du Fresne (1999)