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| Internet, un canal d’avenir pour les dons aux associations |
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| Revue de Presse - La Croix | |||
| 09-07-2008 | |||
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La Croix - Article de Martine Lamoureux du 08/07/2008 D’après une étude de Jacques Malet, il existe aujourd’hui un « réservoir » de donateurs encore trop peu sollicités. Ils sont jeunes et réceptifs aux nouvelles technologies.
Les associations (...) vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête : il leur faut
collecter chaque année suffisamment de ressources et tenter de
convaincre de nouveaux donateurs. Une tâche ardue que Jacques Malet,
président du groupe d’études Recherche et Solidarités (R et S), se
propose de faciliter en donnant des clés statistiques aux organismes
faisant appel à la générosité du public.
Ancien directeur du Cerphi (Centre d’études et de recherches sur la philanthropie), Jacques Malet publie mercredi 9 juillet dans La Croix les résultats d’une étude sur les attentes des donateurs de moins de 60 ans, qui constituent selon lui un réservoir important mais peu sollicité. « Cela s’explique aisément, note le chercheur. Les associations recherchent l’efficacité dans leur collecte et savent qu’il vaut mieux s’adresser à ceux qui donnent déjà. Or, actuellement, les plus de 60 ans représentent près de la moitié des donateurs. » Pourtant, il faut « assurer la relève », estime Jacques Malet et « diversifier les moyens des associations ». Objectif de l'enquête : mieux connaître les donateurs Il apparaît qu’il existe bel et bien un potentiel de donateurs réel mais négligé. « Les moins de 50 ans sont (…) des générations réputées pour leur faible générosité et leur individualisme important, rappelle Sophie Rieunier, maître de conférences à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, associée à l’enquête. Elles déroutent les collecteurs de fonds. De notre point de vue de chercheur en marketing, les moins de 50 ans recèlent – au contraire – un potentiel de collecte. Reste à savoir quels outils marketing adopter pour les sensibiliser à la cause. » Pour Jacques Malet, ces générations ont les « mêmes caractéristiques de générosité que les plus âgées : en proportion, elles ne comptent pas moins de bénévoles et pas moins de donneurs de sang, par exemple ». 23 % des plus jeunes effectuent leur don par Internet Autre information utile : 23 % de ces plus jeunes donateurs effectuent « le plus souvent » leur don par Internet (24 % des 30-39 ans et 15 % des 50-59 ans). Pour Jacques Malet, Internet doit être une priorité pour les associations qui collectent des fonds auprès du grand public : non seulement les donateurs y sont réceptifs, mais c’est un moyen de communication « peu coûteux » qui permet d’offrir, via un site ou une newsletter, une information beaucoup plus sophistiquée que le simple courrier, actuellement très utilisé. Les donateurs deviennent plus attentifs au projet Lorsqu’on leur demande ce qu’ils souhaitent en retour de leur don d’argent, ils sont entre 0% et 3% à répondre « un petit cadeau de remerciement », entre 12 % et 20 % à attendre « des remerciements en même temps que le reçu fiscal » mais entre 42 % et 69 % à vouloir « une information précise sur l’action menée ». Pour le président de France Générosités, André Hochberg, qui représente les organismes faisant appel à la générosité du public, l’analyse de Jacques Malet est surtout pertinente « sur le long terme ». Car, à court terme, elle sous-estime selon lui les contraintes économiques des associations. « Les coûts de prospection sont très élevés : c’est vrai qu’il faut cibler les dons par Internet, mais cela coûte cher pour un résultat extrêmement faible à l’heure actuelle : même si on doublait ces dons, on passerait… de 1,2 % à 2,5 % du total des dons ! » France Générosités mise plutôt sur une meilleure information du public.
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