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Sondage CSA: Une réaction Extraordinaire des fidèles catholiques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Motu proprio - Commentaires
08-10-2008

L'Association Una Voce a souhaité porter à votre connaissance, si vous ne l'avez pas déjà lu, un important sondage CSA au sujet de la forme extraordinaire du rite romain, commandé par l'association Paix Liturgique, qui oeuvre comme notre association en faveur de l'application du Motu proprio Summorum Pontificum de Sa Sainteté Benoît XVI .

En voici les résultats, présentés et commentés par Paix Liturgique:

 

Aux lendemains de la visite du Saint-Père en France, Paix Liturgique a souhaité demander à l'organisme professionnel et indépendant CSA de mener une enquête d'opinion sur la réception du Motu Proprio Summorum Pontificum en France auprès des français se reconnaissant comme catholiques à qui nous avons fait poser les 4 questions suivantes :


Question 1 : Le Pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire et que ces deux formes étaient tout aussi acceptables l'une que l'autre. Le saviez-vous ?

Question 2 : Considéreriez-vous comme normal ou pas normal si les deux formes liturgiques (en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire) devaient être célébrées régulièrement dans les principales églises de votre diocèse ?

Question 3 : Seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas du tout favorable à ce que la messe soit célébrée en latin et grégorien chaque dimanche dans votre paroisse, en plus de la messe en français ?

Question 4 : Si une messe était célébrée en latin et grégorien, sous sa forme ancienne dans une église près de chez vous, ou dans votre paroisse y assisteriez vous...?


Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 septembre 2008 auprès d'un panel représentatif : les résultats de cette étude scientifique et objective sont éloquents et sans appel...

Cette enquête est la vraie réponse de tous ceux au nom de qui "on" parle depuis 40 ans pour justifier les nouveautés et exclure les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.

A moins d'être aveugle, sourd-muet et d'une mauvaise foi sans limite, il n'est plus possible - sauf à vouloir passer pour un humoriste ou un petit plaisantin - de continuer de dire : "Il n'y a pas de demande, je ne peux pas inventer ce qui n'existe pas".

Nous n'avons pas la prétention de penser que cette étude scientifique fera changer d'avis les ennemis de la paix et les idéologues qui depuis 40 ans s'acharnent à bâtir une Eglise théorique tout à fait étrangère à la réalité et à exclure ceux qui ne partagent pas leur vision sectaire et sans amour. Nous espérons néanmoins qu'elle confortera tous les hommes de bonne volonté qui, dans un esprit de paix, se retrouvent dans l'intuition de génie de Benoît XVI de vouloir rendre le trésor de la liturgie traditionnelle de l'Eglise à toute l'Eglise universelle, à toutes les paroisses.

Pour ne pas noyer nos lecteurs et pour permettre une bonne assimilation de cette étude bouleversante pour le paysage ecclésial, nous consacrerons chacune de nos 3 prochaines lettres à la présentation d'une question du sondage et de sa réponse.

Celle d'aujourd'hui est donc consacrée à la première question posée lors de ce sondage.


Question 1 : Le Pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire et que ces deux formes étaient tout aussi acceptables l'une que l'autre. Le saviez-vous ?

Ensemble des catholiques : OUI : 58% NON : 42%
Dont pratiquants réguliers : OUI : 82% NON 18%


Les Commentaires de Paix Liturgique :


1 - Chez les pratiquants, nous notons une nette évolution - par rapport au précédent sondage CSA réalisé en 2006 - du nombre de catholiques qui savent qu'il est parfaitement permis de célébrer (pour les prêtres) et d'assister (pour les fidèles) à la messe traditionnelle appelée aujourd'hui "Extraordinaire". Toutefois, il reste encore 18% des pratiquants, c'est à dire près d'un catholique sur 5 qui ignorent encore en 2008, la liberté de culte rappelée par le Motu Proprio du 7 juillet 2007.

Un pratiquant sur cinq n'a pas encore été dans la possibilité de demander à son curé l'application du Motu Proprio dont il ignore encore l'existence.
Les premiers résultats de notre enquête nous forcent à conclure que si ce nombre se réduisait, les réponses aux autres questions du sondage seraient encore plus largement favorables.


2 - Les résultats de cette enquête nous montrent l'importance capitale de la communication et de la nécessité d'informer.
Pouvons-nous compter sur la presse catholique ? Pouvons-nous compter sur le Figaro ?
Pouvons-nous compter sur nos pasteurs qui jusqu'à maintenant ont été plutôt "discrets" sur ce texte pontifical et n'ont mis aucun moyen en œuvre pour évaluer les besoins, jauger la demande et trouver des réponses adaptées ?
La réponse est assez limpide et nous devons plus que jamais redoubler d'efforts et poursuivre nous-mêmes ce travail de communication auprès de nos frères.


3 - Forts de ces 82 % de pratiquants qui sont au courant des dispositions du Motu Proprio, les groupes locaux de demandeurs de mise en œuvre du Motu Proprio seraient bien inspirés de demander à leurs curés d'organiser des réunions d'information dans leurs paroisses pour éclairer les 18 % de fidèles qui l'ignorent encore. Ces groupes pourront - toujours dans un souci de communication - mieux faire connaître la bonne Nouvelle du Motu proprio dans leurs paroisses, à l'occasion d'actions de sensibilisation à leur propre demande, comme les fidèles de Notre-Dame l'on fait avec talent à Versailles auprès de l'ensemble de leurs frères paroissiens.


4 - Le second axe de réflexion concerne les non-pratiquants qui ne sont que 58 % à connaître le Motu Proprio... 42 % de ces catholiques en ignorent donc les bienfaits.
Le chiffre de 58% est à mettre au crédit de la grande presse audio et télé qui a plusieurs fois évoqué plus ou moins bien cette question. Toutefois, il y a beaucoup à faire et nombreuses sont les expériences à mener auprès de ces catholiques, pas seulement à la sortie des églises où ils ne vont plus, mais par des boitages ou des présences sur des marchés et autres lieux publics.
Il n'est en effet absolument pas paradoxal d'aller vers les non-pratiquants pour une question qui concerne "la pratique". D'abord parce que c'est notre devoir de catholiques que d'aller au devant de nos frères mais surtout parce qu'il nous faut nous rappeler qu'un nombre sans doute significatif de "non-pratiquants" le sont devenus car ils se sont sentis perdus dans la tourmente post-conciliaire et soixante-huitarde...

Sur ce sujet le sondage est éclairant car il indique que 3% des non-pratiquants (les non-pratiquants représentant environ 90 % des catholiques) iraient volontiers à une messe célébrée dans sa forme "Extraordinaire"... Faites vos calculs, et même en nuançant cette intention, vous constaterez que le nombre total de pratiquants réguliers pourrait s'accroître d'un nombre significatif de fidèles s'il leur était donné de prier dans une liturgie qu'ils aiment, dont ils ont su apprécier les bienfaits et dont ils ont souvent la nostalgie...

N'est-ce pas le but de la nouvelle évangélisation ?



 

Question 2 :

Considéreriez-vous comme normal ou pas normal si les deux formes liturgiques (en français, c'est-à-dire sous sa forme moderne dite Ordinaire, et en latin et grégorien, c'est-à-dire sous sa forme ancienne dite Extraordinaire) devaient être célébrées régulièrement dans les principales églises de votre diocèse ?


NORMAL

Ensemble des catholiques : 62 %
Catholiques pratiquants : 61 %



PAS NORMAL

Ensemble des catholiques :30%
Catholiques pratiquants : 34 %

NE SE PRONONCENT PAS

Ensemble des catholiques :8 %
Catholiques pratiquants : 5 %



Remarques de Paix Liturgique :


1/ La majorité des catholiques, pratiquants ou non, trouvent normal la coexistence des deux formes du rite romain au sein des grandes paroisses. Il est donc faux de dire qu'il n'est pas possible de mettre en œuvre le Motu Proprio Summorum Pontificum dans une paroisse au motif « que la grande majorité des fidèles y est opposée ».


2/ Le détail de cette étude indique que les jeunes sont plus réceptifs à ce pluralisme liturgique et confirme que le temps est un facteur favorable au respect mutuel, alors que les personnes "du deuxième âge" qui n'ont pas connu la forme extraordinaire dans leur jeunesse et qui ont plus que les autres subi le matraquage "moderne" sont les moins nombreux à se montrer "favorables" même si près de 50 % d'entre eux partagent cette attitude bienveillante.


3/ 30 à 34 % des catholiques souhaitent que la célébration de la forme ordinaire et celle de la forme extraordinaire se fasse dans des lieux de culte distincts.
Notons que ce pourcentage doit être nuancé d'une part par la partie non négligeable (1 catholique pratiquant sur 5 et 2 sur 5 s'agissant des non-pratiquants) des catholiques qui ne connaissent pas encore le Motu Proprio et qui par conséquent changeraient peut être d'avis s'ils savaient que cette cohabitation était proposée comme modèle par Rome. D'autre part, notons que depuis quarante ans, les mensonges et les caricatures contre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ( Voir comme exemple récent les déclarations "surréalistes" de Mgr Di Falco, évêque de Gap, rapportées dans notre lettre 144 consultable sur www.paixliturgique.com ) ont laissé beaucoup de traces et qu'en toute bonne foi, nombreux sont les fidèles qui ont une image faussée de la situation et qui seraient étonnés de constater, si l'occasion leur en était donnée, à quel point l'image négative qu'ils peuvent avoir de cette liturgie est erronée.

Enfin, rappelons que l'esprit du Motu Proprio de Benoît XVI, à la grande différence de celui de 1988, est de redonner à la liturgie traditionnelle toute sa place dans le tissu paroissial des diocèses et non pas de la relayer dans les réserves indiennes.


4/ Dans son discours aux évêques à Lourdes le 14 septembre 2008, le Saint Père précisait : « J'ai été amené à préciser, dans le Motu proprio Summorum Pontificum, les conditions d'exercice de cette charge, en ce qui concerne la possibilité d'utiliser aussi bien le missel du bienheureux Jean XXIII (1962) que celui du Pape Paul VI (1970). Des fruits de ces nouvelles dispositions ont déjà vu le jour, et j'espère que l'indispensable pacification des esprits est, grâce à Dieu, en train de se faire. Je mesure les difficultés qui sont les vôtres, mais je ne doute pas que vous puissiez parvenir, en temps raisonnable, à des solutions satisfaisantes pour tous, afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n'est de trop dans l'Église. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté. »

Pour parvenir aux solutions satisfaisantes que souhaite Benoît XVI, un des meilleurs moyens est certainement de mettre en place au sein des grandes paroisses de chacune de nos villes la célébration de la messe dans la forme extraordinaire « aussi bien » que dans la forme ordinaire. C'était déjà l'intuition du Père Patrick Chauvet, Vicaire Général du diocèse de Paris et nouveau curé de l'église Saint François Xavier (Paris 7ème) lorsqu'il déclarait publiquement en mai dernier lors d'un dialogue informel avec des représentants de groupes demandeurs parisiens que l'on pouvait raisonnablement penser qu'à moyen terme, la forme extraordinaire du rite romain pourrait être célébrée dans toutes les grandes églises de Paris.

La majorité des fidèles sont prêts pour cette cohabitation. Prions donc et œuvrons dans toutes nos paroisses afin que notre clergé cesse d'avoir peur de la différence et soit enfin en phase avec ce que veulent la plupart des fidèles d'aujourd'hui.



Question 3

Seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas du tout favorable à ce que la messe soit célébrée en latin et grégorien chaque dimanche dans votre paroisse, en plus de la messe en français ?


TOUT A FAIT FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 12 %
Catholiques pratiquants : 16 %


PLUTOT FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 31 %
Catholiques pratiquants : 26 %


PLUTOT PAS FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 23 %
Catholiques pratiquants : 30 %


PAS DU TOUT FAVORABLE

Ensemble des catholiques : 27 %
Catholiques pratiquants : 25 %


NE SE PRONONCENT PAS

Ensemble des catholiques : 7 %
Catholiques pratiquants : 3 %



Remarques de Paix Liturgique :

1/ Un an seulement après l'entrée en vigueur du Motu Proprio, il est frappant de constater que 43 % des catholiques sont favorables à la coexistence des deux formes liturgiques dans leurs propres paroisses. Cela montre bien que la forme ancienne doit être proposée à l'initiative des curés de paroisses eux-mêmes puisqu'ils ont, dans leurs propres paroisses, une quantité non négligeable d'âmes qui souhaitent cette cohabitation. « On ne peut aimer que ce que l'on connaît », rappelait très justement le Cardinal Castrillon Hoyos lors de son voyage en Angleterre, et il est certain que la multiplication de ce type de cohabitation fera chuter le nombre des fidèles qui s'y déclarent à l'heure actuelle opposés.


2/ Les résultats de cette deuxième question sont à comprendre à la lumière de ceux de la réponse précédente. La plupart des fidèles souhaitent la cohabitation mais savent parfaitement qu'elle n'est pas pour l'heure possible dans chacune des paroisses de France.

En effet, une lecture plus approfondie de cette étude montre que les motivations de beaucoup des personnes qui se disent non favorables ou plutôt pas favorables à la cohabitation ne sont pas des arguments de fond mais des arguments conjoncturels :
- On ne peut pas demander plus à nos prêtres déjà surchargés,
- La messe n'est déjà pas célébrée tous les dimanches dans la forme ordinaire dans notre paroisse,
- Il y a déjà 4 messes célébrées le dimanche, quand célébrer la 5ème ?


3/ Tout ceci nous montre qu'il faudra du temps pour que l'enrichissement réciproque - souhaité par Benoît XVI - des deux formes du rite romain par leur cohabitation au sein des paroisses devienne réalité. Il faut bien commencer et les résultats tout frais de cette étude nous indiquent clairement que le peuple de Dieu est mûr pour l'instauration d'une paix liturgique dans toutes les grosses paroisses de France. L'autorité épiscopale et le clergé sont ils prêts à être bousculés dans leurs habitudes et à tout mettre en œuvre pour bâtir cette paix ? L'avenir le dira. Une chose est certaine : les fidèles de plus en plus nombreux y sont déterminés.

 

 


Oui, 34% des catholiques français souhaitent assister régulièrement à la messe "Extraordinaire" : Le sondage CSA, suite et fin.


Nous publions aujourd'hui les réponses à la question 4... qui nous révèlent des informations particulièrement intéressantes.


Question - Si une messe était célébrée en latin et grégorien, sous sa forme ancienne dans une église près de chez vous, ou dans votre paroisse y assisteriez-vous...?


Les Résultats :

TOUS LES SAMEDI OU LES DIMANCHE

3% des catholiques
19% des pratiquants réguliers

AU MOINS UNE FOIS PAR MOIS

4% des catholiques
15% des pratiquants réguliers

DE TEMPS EN TEMPS ,QUELQUEFOIS DANS L'ANNEE

22% des catholiques
27% des pratiquants réguliers

SEULEMENT POUR LES CEREMONIES ET LES GRANDES FETES

37% des catholiques
9% des pratiquants réguliers

JAMAIS

32% des catholiques
28% des pratiquants réguliers

NE SE PRONONCENT PAS

2% des catholiques
2 % des pratiquants réguliers


LES COMMENTAIRES DE PAIX LITURGIQUE

1/ Ces chiffres balaient d'un trait la langue de buis et le discours officiel selon lequel « il n'y a pas de problème liturgique en France », « la messe traditionnelle n'intéresse pas l'Eglise d'aujourd'hui... ». Ces chiffres confirment ce que nous avons vérifié tous les dimanches pendant deux années dans les églises du diocèse de Nanterre :

a/ Dans toutes les paroisses, il y a de très nombreux fidèles qui tout en se contentant de la forme ordinaire de la liturgie préféreraient se sanctifier dans la forme extraordinaire si elle était célébrée dans leurs propres paroisses.

b/ L'immense majorité des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l'Eglise ne sont pas ceux que l'on voit tous les dimanches dans les chapelles desservies par les Communautés Ecclesia Dei ou par la Fraternité Saint-Pie-X : ces fidèles qui aiment la liturgie traditionnelle sont majoritairement restés dans leurs paroisses et ne demandent qu'une seule chose : pouvoir vivre à nouveau leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle de l'Eglise dans LEURS propres paroisses. Non, les catholiques attachés à la forme extraordinaire ne sont pas 3% ... mais 20 à 25 % des catholiques français.


2/ Comme le rappelait le Saint-Père dans l'avion qui le transportait vers la France, le Motu Proprio ne concerne bien qu'un petit groupe de fidèles : ce petit groupe est celui des 19 % de pratiquants réguliers (1 catholique sur 5), voir celui des 34 % (au sens actuel de la pratique, c'est-à-dire le fait d'aller à la messe au moins une fois par mois), c'est-à-dire un pratiquant sur 3. Un petit groupe, certes, mais un petit groupe qui n'est pas un groupuscule !!!

 

3 / Ce sondage confirme par ailleurs ce que certains ont appelé "l'effet Rambouillet" ou "l'Effet Saint-Cloud" ou encore plus récemment "l'effet Notre Dame du Travail" (Paris 14ème) : trois églises où, à la surprise générale, il a fallu constater que parmi les pratiquants de ces nouveaux lieux de culte traditionnels, une bonne partie étaient des paroissiens historiques de ces églises qui assistaient jusque là tranquillement à la forme ordinaire et qui désormais ont la possibilité de vivre leur foi catholique au rythme de la forme extraordinaire du rite romain et cela même si les curés ne les connaissent pas (tout du moins sous cet aspect de la préférence liturgique). Ainsi lorsqu'une nouvelle célébration est mise en place « en remplacement » d'une autre (Saint Cloud après Nanterre, Notre-Dame du Travail après la chapelle Saint-Paul, paroisse de Saint-Pierre-de-Montrouge et demain peut être Saint-François-Xavier (Paris 7ème) après Notre Dame du Lys (Paris 15ème)), ce sont principalement des fidèles de la paroisse qui s'y rendent et pas ceux de l'ancien lieu de culte que certains ont cru à tort pouvoir déporter.


4/ Ce sondage constate que l'immense majorité des fidèles qui aimeraient assister à la messe traditionnelle, fréquentent actuellement régulièrement et assidûment la liturgie sous sa forme ordinaire dans leurs propres paroisses depuis de très longues années. Ces fidèles sont "Monsieur et Madame tout le monde", ils entretiennent de bonnes relations avec leurs frères depuis des années dans leurs paroisses, sont bien connus de leurs curés et s'investissent dans les œuvres paroissiales comme tout un chacun.

Alors, même si certains journalistes jouent sur les peurs et agitent de vieux épouvantails - à l'instar du journal télévisé de 13h de TF1 le 6 octobre 2008, durant lequel on nous expliquait qu'il faudrait "se méfier de ces fidèles attachés à la forme "extraordinaire" sous prétexte qu'il s'agirait pour certains de "fidèles à risques", ennemis de l'Eglise et de Vatican II - force est de constater là encore que l'argument ne résiste pas à la réalité.
Les résultats de cette étude scientifique sont si accablants pour ceux qui ne veulent pas du tout de messe traditionnelle d'une part ou pour les adeptes de la réserve indienne d'autre part, qu'il ne faut guère s'étonner si la dernière défense est celle de la désinformation et de la manipulation : " Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage" dit le proverbe ou encore "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose" comme disait Voltaire... Rien de très chrétien dans tout cela.


5/ Nous n'avons jamais contesté le fait que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle étaient minoritaires actuellement, mais serait-ce une raison pour les ignorer ? Au prétexte qu'ils ne représentent que 19 % à 34 % des pratiquants actuels, convient-il de ne pas satisfaire leurs justes aspirations liturgiques et de ne pas mettre en place dans le cadre paroissial le Motu Proprio de Benoît XVI ? Au regard de ces chiffres que l'on sait encore plus importants dans le diocèse de Versailles, la récente décision de Monseigneur Aumônier de ne pas entendre la demande pressante des centaines de fidèles sur la paroisse Notre-Dame est-elle une attitude sérieuse et crédible ?

 

6/ Lorsque les journalistes de TF1, lors du journal télévisé de 13 heures de dimanche 6 octobre 2008, précisent que les traditionalistes ne représentent que 2 à 3 % des fidèles, il convient de comprendre ce chiffre au travers des lieux de culte traditionnels existants (églises et chapelles desservies par la Fraternité Saint-Pie-X et ses communautés amies, mouvance Ecclesia Dei). En aucun cas, ce chiffre ne reflète la réalité des aspirations et de la demande.


7/ Seuls 28 % des pratiquants ne veulent « jamais » assister dans leur paroisse à la messe traditionnelle. Seul un petit groupe ne se sent absolument pas concerné par la liberté qu'instaure le Motu Proprio de Benoît XVI. Il ne s'agit pas nécessairement d'une hostilité vis-à-vis de la forme ancienne mais d'un désintérêt personnel. Et surtout, que restera-t-il de cette minorité lorsque l'existence du Motu Proprio Summorum Pontificum sera davantage connue?


8/ On comprend dès lors mal comment, sur les soi-disant 18.000 paroisses françaises, il n'y a eu pour l'instant depuis le Motu Proprio Summorum Pontificm que 60 cas nouveaux de mise en œuvre du Motu Proprio Summorum Pontificum.
Selon Monseigneur Antoine Herouard de la Conférence des Evêques de France, ces 60 nouveaux lieux de culte "correspondent largement à la demande"... Sans doute doit-il ignorer les centaines de demandes bafouées et manipulées...

La réalité est que ces 60 nouveaux lieux de culte sont sans commune mesure avec la réalité des demandes dans les paroisses que beaucoup d'évêques et de curés continuent de nier ou d'écraser au motif « qu'il n'y a pas de demande ». Nous le redisons, partout où un curé courageux décidera d'appliquer le Motu Proprio Summorum pontificum, ce seront 20 % de ses paroissiens qui le suivront. L'exemple de Laval est typique : l'évêque a décidé de son propre chef de mettre en place le Motu proprio dans une belle église du centre ville : et depuis, chaque dimanche, 200 fidèles assistent à la messe dans le rite extraordinaire... dont personne n'avait pourtant demandé la célébration... CQFD !


9/ Précisons enfin que les résultats de ce sondage, juste après quarante années de dédain et d'apartheid liturgique pendant lesquelles il a été possible de raconter tout et n'importe quoi contre la liturgie traditionnelle, sont véritablement exceptionnels. Malgré 40 ans de désinformation, les fidèles restent attachés à la liturgie traditionnelle de l'Eglise.
Projetons-nous en avant et interrogeons-nous : Que deviendront ces chiffres lorsque les célébrations selon la forme extraordinaire dans le cadre paroissial du Motu Proprio seront multipliées et qu'un plus grand nombre de fidèles encore connaîtra cette forme liturgique ?

 

10/ Ces résultats ne font que nous encourager dans notre travail de communication et d'information ; il nous faut une nouvelle fois, encore et encore remercier notre pape Benoît XVI de son action courageuse en faveur de la Paix et de l'unité... Dieu fasse que tous les catholiques l'écoutent et l'entendent avec bonté et intelligence.



P.S. : La réalisation de ce sondage a coûté exactement 4000€ TTC, merci à tous ceux qui pourront participer à son financement (chèques à l'ordre de Paix Liturgique, à envoyer à Paix Liturgique, 3 avenue Boileau, 78170 La-Celle-St-Cloud).

 

 
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