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| Sculpter l'émotion |
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| 27-12-2008 | |
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Je
ne suis pas un spécialiste, mais ce qui est particulièrement touchant
dans ces moulages, tellement précis qu'ils sont comme identiques aux
originaux, c'est l'émotion des visages de Vierge, une émotion saisie
par le ciseau du sculpteur, et qui reste palpable aujourd'hui sur le
visage de la Vierge de Dampierre par exemple.
La statuaire
grecque a produit des chefs d'oeuvre d'équilibre et de grâce. Elle n'a
jamais su saisir cette émotion qui transparaît dans la sculpture
médiévale, tout comme d'ailleurs et de tout autre manière dans la
sculpture baroque du Bernin (Oh ! Le rapt de Proserpine ou Daphné
transformée en laurier).
Cette émotion de la Vierge qui sait quel enfant elle porte, parce que son corps de Vierge le lui rappelle sans cesse, fait de Marie la première chrétienne, celle qui nous apprend ce que croire veut dire. Elle n'a pas besoin des anges portant la bonne nouvelle aux bergers. Elle est celle qui a cru, comme le lui dit Elisabeth sa cousine. Son exemple nous montre comment les fêtes de Noël sont par excellence les fêtes de l'émotion. Le problème d'aujourd'hui c'est de croire que l'on rejoint l'émotion de Noël par la consommation, alors que la seule émotion vraie est celle qui vient de l'intérieur. Noël, fête de l'émotion, est une fête de l'âme. Oh ! Cela n'empêche pas le foie gras. Ca le rend encore meilleur ! |
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