
Inscrivez-vous à notre lettre. Nous vous écrirons.
| Mariawald: les moines retrouvent leur latin |
|
|
|
| Motu proprio - Application | |
| 13-01-2009 | |
|
Mariawald ? Jusqu'ici un nom inconnu ou presque. Historiquement, une abbaye située dans le diocèse d'Aix-la-Chapelle, fondée une première fois en 1795, puis refondée en 1861 par des trappistes alsaciens. Pendant la période du « Kulturkampf » puis pendant le Troisième Reich, l'abbaye sera fermée avant de renaître à chaque fois. Jusqu'au Concile Vatican II où. comme une majorité de communautés religieuses, les trappistes adoptent les réformes en cours. Puis c'est un lent dépérissement si bien que l'abbaye, conduite aujourd'hui par Dom Josef Vollberg. n'abrite actuellement que 14 moines. Comme celui-ci devait le souligner, ce retour liturgique répond à une volonté expresse de Benoît XVI en personne. Pourquoi un tel choix liturgique de la part de l'abbaye? Son jeune père abbé - il est âgé de 45 ans - a noté que la réforme liturgique avait été mise en place pour faire naître une floraison plus abondante, notamment en terme de vocations. Quarante ans après, le résultat est là. Et le constat est amère. Loin de toute idéologie, Dom Josef Vollberg a aussi constaté que les abbayes bénédictines françaises qui ont conservé ou qui sont revenues à la liturgie antique et aux observances traditionnelles de leur ordre, ne souffrent pas des mêmes maux. Les vocations sont là. Et ces abbayes prospèrent. D'où ce choix, pour établir ainsi en Allemagne une première tête de pont d'une vie religieuse traditionnelle, fondée sur le respect de la Règle, la liturgie traditionnelle et le chant grégorien. Pour Dom Josef Vollberg, la décision du pape Benoît XVI de permettre ce retour illustre aussi un autre aspect de la vision pontificale. Pour le souverain pontife, il semble que le renouveau de l'Église peut être stimulé très fortement par la renaissance de la vie contemplative de mode traditionnel. C'est sans doute l'une des significations de son intervention aux Bernardins à Paris et de son insistance sur la culture monastique, qu'il a notamment illustrée en citant l'ouvrage classique de Dom Leclercq : L'amour des lettres et le désir de Dieu (1). Plus qu'une citation, le retour de Mariawald aux traditions liturgiques et monastiques incarne, au cœur même de l'Allemagne, berceau du protestantisme, cette espérance de Benoît XVI. Romain Bénédicte 1. Rééd. Cerf. 278 pages. 28 € |
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|