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| Eglises en péril |
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| Revue de Presse - L'Homme Nouveau | |
| 15-01-2009 | |
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De Reynald Secher
L'identité chrétienne de l'Europe forgée au fil
des siècles, s'exprime, entre autres, par son patrimoine religieux.
En France, la séparation de l'Église et de l'État et la
nationalisation des biens du clergé auraient pu constituer une étape
difficile, voire irréversible. Les circonstances du moment ont permis
de trouver un modus vivendi : grosso modo, à l'Étal et aux
collectivités locales la propriété des immeubles et d'une partie des
objets cultuels, aux paroisses l'usage moyennant un loyer plus que
modique.
A l'heure actuelle, la déchristianisation et la passivité des pratiquants sont en train de tout remettre en question. Chaque jour, l'esprit attentif ne peut que constater la démolition, sous divers prétextes, d'églises (au moins 2 500 vont disparaître d'ici 20 ans) ; la ruine, faute d'entretien, de chapelles et d'oratoires ; la vente et la transformation en hôtels, magasins, voire en boîtes de nuits... de lieux spirituels ; ou plus modestement, la disparition de calvaires. Faute de piété, d'usage, images pieuses, reliques, objets cultuels, missels, médailles, chapelets... sont jetés à la poubelle, vendus... Rares sont les réhabilitations comme celle de l'église Saint-Éloi. à Bordeaux, par l'Institut du Bon Pasteur ou les réappropriations comme celle faite par les Chanoines de la Sainte Mère de Dieu, à Lagrasse, d'une abbaye, de surcroît millénaire. On ne peut que saluer ces initiatives qui non seulement sauvent des lieux cultuels mais permettent à des communautés religieuses ou parois siales de se constituer, d'œuvrer et de s'épanouir. Chacun d'entre nous doit réagir selon ses moyens et les circonstances. À titre d'exemple, il ne faut pas hésiter à avertir le maire de sa commune dès qu'une ardoise se détache du toit de son église, voire de financer les travaux s'il n'en a pas les moyens : la maison de Dieu n'est-elle pas la vôtre ?! Et si vous n'intervenez pas, demain sa destruction se justifiera en raison de son état. De faire des dons pour la restauration des abbayes comme celle de Lagrasse : les moines ne sont-ils pas vos frères, qui de surcroît se dévouent corps et âme pour votre salut ?! On pourrait citer bon nombre de cas et de situation de cette dimension.
Reste le problème du petit « matériel
» religieux que nous avons cité plus haut. N'hésitez pas à lui donner
une nouvelle vie en le confiant à des associations, à des communautés, à des groupes ou à des personnes qui en feront un bon usage. Si vous n'avez pas d'idée, contactez-moi à
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