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Motu proprio: Conditions d'application trop restrictives condamnées par Rome Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-04-2009
Philippines -  Un cardinal accusé de désobéir à Rome - Source  FC
Robert Mickens, Rome

Le supérieur de la commission Ecclesia Dei a réprimandé l’archevêque de Manille, le cardinal Gaudencio Rosales pour avoir soumis l’usage de la messe tridentine à « des conditions trop restrictives », disant qu’elles étaient « en parfaite contradiction » avec la volonté du pape Benoît XVI....
 
et commentaires de Luc Perrin.

PHILIPPINES -  Un cardinal accusé de désobéir à Rome
Robert Mickens, Rome

Le supérieur de la commission Ecclesia Dei a réprimandé l’archevêque de Manille, le cardinal Gaudencio Rosales pour avoir soumis l’usage de la messe tridentine à « des conditions trop restrictives », disant qu’elles étaient « en parfaite contradiction » avec la volonté du pape Benoît XVI.

« En l’état, vos directives épiscopales sont tout simplement inacceptables et je vous demande de les reconsidérer » a dit le président de Ecclesia Dei, le cardinal Dario Castrillón Hoyos dans une lettre datée du 6 mars et rapportée par The Tablet cette semaine. Elle dit que « les directives n’autorisant seulement qu’une messe mensuelle dans une chapelle de la cathédrale métropolitaine » sont en violation des normes établies par le Motu Proprio Summorum Pontificum promulguée par le pape en 2007 pour répandre l’usage de la messe tridentine. Le cardinal Castrillón affirmait que le décret papal faisait « partie de la loi universelle de l’Église » et qu’elle ne pouvait être limitée par la « loi particulière » d’un évêque diocésain. [...]

« Il n’y a absolument aucune raison que cette messe ne puisse pas et ne doive pas être célébrée dans quelque église ou chapelle de votre archidiocèse » a dit le cardinal Castrillón dans sa lettre à l’archevêque de Manille.

Il insistait pour que le cardinal Rosales promeuve de manière active l’application du Motu Proprio en « aidant les prêtres désireux d’apprendre à célébrer » l’ancien rite de la messe qui exige que les prêtres soient « raisonnablement compétents en latin » et qu’il y aient des fidèles qui désirent assister à sa célébration. L’année dernière, l’archidiocèse de Manille avait publié sur son site des directives sur la messe tridentine. Mais elles avaient été rapidement retirées à la suite d’une plainte auprès de Rome des partisans de l’ancien rite.

source via le FC

  gros coup de tonnerre par Luc Perrin (2009-04-04 11:48:59) Imprimer

Ce n'est pas tant le cardinal qui est en cause que l'archevêque de Manille qui avait cru pouvoir, par des directives diocésaines, réécrire à sa guise le Motu proprio Summorum Pontificum, à savoir se comporter en pur "gallican" philippin, être pape en son diocèse, "recevoir" selon son bon plaisir épiscopal un texte du législateur suprême de l'Église.

Les directives de l'archevêque Rosales étaient, en fait, un coup d'État ecclésiologique, un attentat contre la constitution divine de l'Église. Il était temps que Rome réagisse à ce coup de force qui dépassait, de très loin, le diocèse de Manille et le sujet du missel de 1962.

Après les Scouts et Guides de France, c'est le 2è acte de la PCED dans sa composition actuelle pour faire appliquer le Motu proprio, conformément aux attributions que celui-ci lui confère. C'est surtout la première fois que la PCED invalide, publiquement, des normes illicites - et manifestement illicites - édictées par un évêque diocésain.

Dans la configuration future annoncée par la Lettre de Benoît XVI (datée du 10 mars, soit 4 jours après ceci), que restera-t-il de cette mission, essentielle, de la PCED ?
J'avais posé la question dès la publication de la lettre pontificale. Rendre publique cette décision, est-ce un éclaircissement ? Une garantie pour l'avenir de la PCED, malgré la mise sous tutelle du cardinal Levada ?
Ou le chant du cygne du cardinal Castrillon Hoyos qui clôt les derniers dossiers en souffrance avant de mettre la clef sous la porte ? Le mystère reste entier.

nb. question subsidiaire : la décision romaine sera-t-elle cette fois appliquée à Manille ?

 

 
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