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| Eloge de Jean Calvin |
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| 04-07-2009 | |
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Nous avons découvert sur le Forum Catholique une discussion sur les mérites de Calvin vantés par L'Osservatore Romano. En voici la première intervention.
CITÉ DU VATICAN, 3 juil 2009 (AFP) - Éloge appuyé du journal du Vatican au réformateur protestant Jean Calvin
L'Osservatore Romano, le journal du Vatican, fait l'éloge
vendredi du protestant français Jean Calvin, pourtant adversaire résolu de
l'Église catholique, saluant un réformateur "extraordinaire",
un "chrétien" qui a laissé "une empreinte profonde".
POURQUOI NOUS NE
CÉLÉBRONS PAS CALVIN…
Affiches au parvis de nos églises, articles complaisants dans les hebdomadaires « catholiques », etc. Il est difficile au paroissien moyen, en France, d’échapper à la célébration du cinquième centenaire de la naissance de Jean Calvin. Or c’est plus qu’une faute, dans un temps où beaucoup d’hommes, en Occident, sont en quête d’une identité perdue, que d’accroître la confusion en mettant sur le même plan la vérité et l’erreur, le dogme et l’hérésie, sous prétexte de bons sentiments.
Les bons sentiments, nous en éprouvons tous à l’égard de nos amis calvinistes, qui sont parfois les amis les plus proches dans les combats de notre vie terrestre (et nous pensons par exemple au regretté mensuel Tant qu’il fait jour dans les années 1960 à 1980). Mais chacun d’entre nous ne peut que souhaiter de les voir revenir à l’Église de Pierre, à l’Église de la Présence réelle et du sacrement de l’Ordre transmis par les évêques depuis les Douze. Ce n’est pas en exaltant l’obstination de Calvin ou le pluralisme religieux que l’on répond à la prière du Christ « pour que tous soient un » (Ut omnes sint unum, Joann.17, 21), qui est le fondement du véritable œcuménisme. Il se trouve qu’à Una Voce un contentieux particulier nous oppose à Jean Calvin. Il a fait partie de ces théologiens qui on voulu adopter la langue moderne de leur pays afin de mettre les débats à la portée d’un public large. Ce n’est pas cela que nous lui reprochons (les opinions peuvent être diverses sur ce point), mais de n’avoir pas senti tout ce que la liturgie, et particulièrement la liturgie latine, apporte comme stabilité, comme aliment, comme réconfort et comme stimulant à la foi chrétienne. Certains de ses disciples sont moins insensibles, et nous disent combien ils regrettent le Dies Iræ, l’In Paradísum et le Líbera me lorsqu’ils assistent à un enterrement, ou le Te Deum lors d’une grande fête, et même les Psaumes dans le texte de la Vulgate, malgré le tentatives de Marot et de Bèze pour en donner une version française poétique…
C’est donc en latin que nous
prierons pour les hérétiques et les schismatiques, selon l’oraison du Vendredi Saint
maintenue expressément par Jean XXIII et par Benoît XVI : Omnípotens Sempitérne Deus, qui salvas omnes
et néminem vis períre, réspice ad ánimas diabólica fraude decéptas ut (…) ad
véritátis tuæ rédeant unitátem ! « Dieu
qui sauvez tous les hommes et voulez que nul ne se perde, ramenez à l’unité de
votre Vérité las âmes dupées par les ruses du démon ».
Du démon dont Jean Calvin fut un
des instruments.
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