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Eloge de Jean Calvin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-07-2009

 

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Nous avons découvert sur le Forum Catholique une discussion sur les mérites de Calvin vantés par L'Osservatore Romano. En voici la première intervention.
Una Voce
ne reste pas en dehors du débat et le prochain éditorial de notre revue  à paraître fin juillet  y est consacré. Nous vous l'offrons en avant-première à lire à la suite...

 

CITÉ DU VATICAN, 3 juil 2009 (AFP) - Éloge appuyé du journal du Vatican au réformateur protestant Jean Calvin

L'Osservatore Romano, le journal du Vatican, fait l'éloge vendredi du protestant français Jean Calvin, pourtant adversaire résolu de l'Église catholique, saluant un réformateur "extraordinaire", un "chrétien" qui a laissé "une empreinte profonde".

"Étant donné la violence des polémiques à son encontre, il n'est pas inutile d'affirmer que Calvin est un chrétien", écrit le quotidien, parlant d'un homme "extraordinaire", à l'occasion des 500 ans de sa naissance et de la publication de ses oeuvres dans la prestigieuse collection La Pléiade.

Selon le journal, "seulement deux hommes ont poussé une partie des Européens à dévier de leur chemin historique et ont eu la force d'imprimer une autre direction: Jean-Jacques Rousseau qui a remodelé le XIXe siècle et aussi le XXe, mais Calvin encore plus", souligne-t-il.

Jean Calvin s'était posé dès 1533 en adversaire résolu de l'Église catholique, tout comme son contemporain Martin Luther, condamnant le pouvoir du Pape et des conciles ou encore la confession.

Son oeuvre maîtresse, "L'Institution de la religion chrétienne" (1536) préconise un protestantisme rigoureux, et son influence est devenue le courant majoritaire chez les protestants français ("Eglise réformée").

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POURQUOI NOUS NE CÉLÉBRONS PAS CALVIN…

 

Affiches au parvis de nos églises, articles complaisants dans les hebdomadaires « catholiques », etc. Il est difficile au paroissien moyen, en France, d’échapper à la célébration du cinquième centenaire de la naissance de Jean Calvin. Or c’est plus qu’une faute, dans un temps où beaucoup d’hommes, en Occident, sont en quête d’une identité perdue, que d’accroître la confusion en mettant sur le même plan la vérité et l’erreur, le dogme et l’hérésie, sous prétexte de bons sentiments.

 

Les bons sentiments, nous en éprouvons tous à l’égard de nos amis calvinistes, qui sont parfois les amis les plus proches dans les combats de notre vie terrestre (et nous pensons par exemple au regretté mensuel Tant qu’il fait jour dans les années 1960 à 1980). Mais chacun d’entre nous ne peut que souhaiter de les voir revenir à l’Église de Pierre, à l’Église de la Présence réelle et du sacrement de l’Ordre transmis par les évêques depuis les Douze. Ce n’est pas en exaltant l’obstination de Calvin ou le pluralisme religieux que l’on répond à la prière du Christ « pour que tous soient un » (Ut omnes sint unum, Joann.17, 21), qui est le fondement du véritable œcuménisme.

Il se trouve qu’à Una Voce un contentieux particulier nous oppose à Jean Calvin. Il a fait partie de ces théologiens qui on voulu adopter la langue moderne de leur pays afin de mettre les débats à la portée d’un public large. Ce n’est pas cela que nous lui reprochons (les opinions peuvent être diverses sur ce point), mais de n’avoir pas senti tout ce que la liturgie, et particulièrement la liturgie latine, apporte comme stabilité, comme aliment, comme réconfort et comme stimulant à la foi chrétienne. Certains de ses disciples sont moins insensibles, et nous disent combien ils regrettent le Dies Iræ, l’In Paradísum et le Líbera me lorsqu’ils assistent à un enterrement, ou le Te Deum lors d’une grande fête, et même les Psaumes dans le texte de la Vulgate, malgré le tentatives de Marot et de Bèze pour en donner une version française poétique…

C’est donc en latin que nous prierons pour les hérétiques et les schismatiques, selon l’oraison du Vendredi Saint maintenue expressément par Jean XXIII et par Benoît XVI : Omnípotens Sempitérne Deus, qui salvas omnes et néminem vis períre, réspice ad ánimas diabólica fraude decéptas ut (…) ad véritátis tuæ rédeant unitátem ! « Dieu qui sauvez tous les hommes et voulez que nul ne se perde, ramenez à l’unité de votre Vérité las âmes dupées par les ruses du démon ».

Du démon dont Jean Calvin fut un des instruments.

 

Una Voce

 
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