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Les espoirs de Fontfroide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-10-2009
Adélaïde Pouchol pose quelques questions à Ph. Fabre, Secrétaire général

L'homme nouveau - Samedi 10 octobre 2009

- Qu'attendez-vous de la Grande Journée Una Voce que vous organisez à l'abbaye de Fontfroide ce10 octobre ?

Notre objectif est triple :

- Manifester publiquement notre gratitude au Saint-Père pour le Motu proprio Summorum Pontificum. Après les deux Motu proprio précédents (1984 et 1988) confiés aux évêques, le Saint Père a donné cette fois-ci l'initiative aux laïcs.

- Mobiliser les laïcs en faveur de la liturgie latine grégorienne, la leur faire connaître et apprécier, leur offrir des possibilités de formation et leur donner ainsi les moyens d'y participer (chefs de chœur, choristes, simples fidèles),

- Renforcer le réseau des délégations locales et régionales qui correspond bien aux besoins d'aide des catholiques dans les domaines traités par Una Voce.

- À quand remonte l'association Una Voce et pourquoi l'avoir créée ?

L'association fut créée en 1964. À la suite du Concile Vatican II, l'Église ayant autorisé l'usage de la langue du pays dans la liturgie, le latin et le grégorien ont presque totalement disparu de nos paroisses. Pourtant dès décembre 1963, les Pères conciliaires avaient affirmé que la langue latine restait la langue normale de la liturgie romaine, que le grégorien en était le chant propre, et qu'il devait conserver la première place.

Cela est clairement rappelé dans la Constitution sur la Sainte liturgie par deux articles :

Art. 36. 1: « L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rits latins. » 

Art.116 « L'Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine, c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place. »

Les fidèles qui préfèrent cette liturgie latine et grégorienne (dans le rite extraordinaire comme dans le rite ordinaire) en sont les bénéficiaires légitimes, et comme ce droit n'était pas reconnu dans la plupart de nos paroisses, ils se sont groupés en une association pour faire entendre leur voix.

- Pouvez-vous nous présenter votre association (où est-elle basée, comment est-elle organisée...) ?

L'association a son siège à Paris, mais ce n'est pas une association parisienne. C'est une association nationale. Ses adhérents sont « partout en France ». Les 24 membres de son conseil d'administration viennent de 14 départements différents. Le réseau des correspondants Una Voce repose sur des chorales ou des familles, au niveau d'une paroisse, d'une ville, d'un département, selon les cas, selon les hommes et les femmes disponibles pour la cause.

 
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