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Chroniques sous benoît XVI Par Jean Madiran Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-09-2010
jeanmadiran2.jpgNous avons reçu cettre aimable lettre de M.Jean Madiran. Il fait allusion aux recensions que nous avons fait paraître dans les colonnes de notre revue 273. C'est l'occasion de les faire découvrir aux amis non encore abonnés. Oui, nous en connaissons !
Cher Monsieur,
Comment ne pas être ému et honoré par l’« enthousiasme » dont vous faites part aux lecteurs d’Una Voce ! Mais je suis navré que l’on ait omis de mentionner Una Voce dans l’index des noms cités. Je vous suis vivement reconnaissant du soutien que votre autorité et votre compétence apportent à mon livre, et je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.
J. Madiran

madiran chroniques.jpg 

CHRONIQUES SOUS BENOÎT XVI
Par Jean Madiran
430 p. – Éd. Via Romana – 34 €
Je viens d’achever les plus de 400 pages du dernier ouvrage de Jean Madiran alors que nous bouclons notre revue.
Je ne puis que vous encourager à vous le procurer, si vous ne l’avez pas encore dans votre bibliothèque. Vous lirez ces lignes à la veille du troisième anniversaire de la mise en application du Motu proprio de 2007.
L’homme de conviction qu’est Jean Madiran nous procure un éclairage pertinent sur ces premières années du pontificat du pape régnant. Les faits sont relatés de façon précise, référencée.
Fussiez-vous un lecteur assidu du quotidien Présent, vous découvrirez, dans ce livre magistral,  comme vous ne pouvez l’imaginer, l’homogénéité lumineuse de cet éminent témoin de notre temps qui  n’a eu de cesse d’épingler les dérives liturgiques, catéchétiques…
L’ouvrage est en effet constitué d’un choix des chroniques éditoriales parues dans Présent. La première s’intitule de façon émouvante : « Saint Père, reposez en paix ». C’était le 5 avril 2005. La dernière date du  1er janvier 2010.
Nous ne pouvons que nous réjouir de la présence d’un index en fin de volume, pratique encore trop rare dans la politique éditoriale. Celui-ci relève les noms de personnes, auxquels sont adjoints les noms de revues en lettres italiques. Nous aurions souhaité y trouver Una Voce, citée à diverses reprises par M. Madiran notamment pages 303 à 305 quand nous publiâmes le rapport de la FIUV adressé au Saint-Père, en décembre 2008.
L’on pourrait aussi envisager un index élargi aux thèmes abordés, ce qui permettrait à l’ouvrage d’être orné du rajout « de référence » qu’il mérite amplement ! Négligeables remarques pour une prochaine édition qui sera sans doute nécessaire.
J’allais tenter de vous faire partager plus en détail l’enthousiasme que j’ai éprouvé à la lecture de ces pages quand je viens de découvrir la recension que notre ami Jacques Dhaussy a rédigée pour notre revue. Je laisse bien volontiers la place à ce fin connaisseur de l’actualité religieuse, lui qui était présent le 19 décembre 1964, à la création de notre association Una Voce dans la crypte de Saint Charles de Monceau, à Paris !
 

Patrick Banken

  

Aucun historien sérieux ne pourra se passer des « papiers »  de notre auteur pour étudier l’histoire de l’Église et même l’histoire politique et sociale de la France dans ses relations avec la religion catholique de ces dernières années. On ne peut qu’être admiratif au fil des pages de tant de références, de rappels indispensables, de précisions  offertes dans un texte  bref, dense, clair. 

L’oeuvre de Jean Madiran est une véritable école d’esprit critique (et non d’esprit de critique). Il ne s’en laisse pas conter. Rien ne lui échappe. Il bondit en entendant ou en lisant certaines déclarations épiscopales : voir à ce sujet   « Un exocet épiscopal contre le catéchisme » (31 août 2006) ou « L’Église n’interdit rien à personne » prononcé par un archevêque (29 juillet 2008). Toujours la défense de la vérité, de la doctrine catholique dans son intégralité. Il ne prépare  certes pas à l’indulgence compassionnelle qui se manifeste aujourd’hui partout ... comme si la « sensibilité » avait remplacé le dogme, la doctrine  et la croix. Les piliers solides et imputrescibles  disparaissent trop souvent  de la construction  à l’admirable cohérence pour être remplacées  par des constructions molles, hétérogènes, élastiques  et  finalement  mères de confusion.Qu’il s’agisse de la pratique religieuse, des relations avec l’islam, de la défense de la vie, des livres pour enfants ou des erreurs et mensonges  d’hommes politiques,  comme un gardien de la foi le journaliste réagit, corrige, rétablit la vérité. Et toujours d’une manière irréprochable et ferme qui  donne force et  autorité à ses propos.   Et ces « chroniques sous Benoît XVI » montrent bien le climat dans lequel évolue notre pape qui, dès les premiers mois de son règne,  a récusé « le soi-disant esprit du  Concile, cause depuis 40 ans de censures et interdits » (5 janvier 2006). Le Saint-Père apparaît comme un libérateur de la foi...  Ce qui semble, nous avons pu le constater ces temps derniers, insupportable à certains. Faut-il rappeler que Jean Madiran a toujours été un défenseur de la messe  traditionnelle,  en fait et en droit interdite par un abus de pouvoir qui fut aussi une « injustice gravissime » ; qu’il a toujours adressé à Rome cette instante prière « Rendez nous la messe, le catéchisme et l’Écriture ». Par le Motu proprio du 7 juillet 2007, la messe a été remise en honneur sous le titre « rit extraordinaire ».  Interrogé à propos de cet ouvrage sur Radio Courtoisie, le 23 mai 2010, dans le « Libre journal des Scouts », Jean Madiran, à propos du latin, qui a suscité, fin 1964, la naissance du mouvement Una Voce, a parlé d’amputation. Il a aussi réclamé une nouvelle fois le retour du catéchisme didactique, tous les catéchismes antéconciliaires ayant été supprimés  N’assiste-t-on pas en France à une « timidité  de la foi » ? Le ton des « chroniques » pourra parfois  paraître dur, impitoyable, mais la vérité est objective. Elle est ou elle n’est pas et il est inutile de « tourner autour du pot ».  Nous savons que le Saint Père a  « endossé » la responsabilité de l’Église  alors qu’elle est encore en crise et nous imaginons les difficultés qu’il peut rencontrer avec  des évêques et des pasteurs qui  semblent bien sourds à ses propositions et  qui «oublient » de diffuser   ses conseils  et ses recommandations qui devraient être suivis comme des ordres…

Il faut avoir et lire ce recueil de Jean Madiran pour  avoir un jugement clair, pour échapper aux pièges tendus, pour vivre  en vrai catholique dans un monde    les tenants de la culture de mort  ne veulent pas désarmer  et plongent  les hommes  dans  le seul malheur : ne pas connaître, ne pas reconnaître Dieu. Évidemment,  quand on est honnête, droit et cohérent,  on risque aujourd’hui  d’être la victime d’un grand silence. 

C’est pourquoi ce recueil doit être  lu et abondamment répandu.                                                                                            
Jacques Dhaussy   

 

 

 
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