| IVe Dimanche après l'Épiphanie - 2011 |
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| 27-01-2011 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Dimanche 6 février 2011 - QUATRIÈME DIMANCHE APRÈS L'ÉPIPHANIE - Vert - 2e classe
(Si n'est pas célébrée la solennité de la Présentation au Temple)
Nous sommes toujours, selon les livres liturgiques de 1962, dimanche prochain, au Temps après l'Épiphanie qui commence au lendemain de l'octave de cette fête et va jusqu'à la Septuagésime pour le Cycle Temporal, et jusqu'au 2 février, fête de la Purification pour le cycle sanctoral.
La date de Pâques est cette année le 24 avril, soit presque la plus tardive possible (à un jour près). Nous aurons donc tous les dimanches après l'Épiphanie, jusqu'au 13 février. Cela nécessite quelques explications sur ...
LES DIMANCHES DITS MOBILES dans le rit extraordinaire (ou saint Pie V). Le temps "per annum" s'étend du 14 janvier jusqu'à none du samedi avant le dimanche de la Septuagésime, et des 1res vêpres de la fête de la Sainte Trinité, c'est-à-dire du 1er dimanche après la Pentecôte, jusqu'à none du samedi avant le 1er dimanche de l'Avent, inclusivement. Dans le codes des Rubriques du missel dit de Jean XXIII (1962), les dimanches per annum situés après l'Épiphanie et avant la Septuagésime ont conservé l'appellation de dimanches après l'Épiphanie. Les quatre derniers dimanches après l'Épiphanie porte le titre de 3e, 4e, 5e et 6e dimanches après l'Épiphanie. En réalité, ce sont des dimanches mobiles qui peuvent prendre place, en totalité ou en partie, à la suite du 2e dimanche après l'Épiphanie ou 23e dimanche après la Pentecôte. Rappelons que la date de Pâques varie entre le 22 mars et le 25 avril. La Septuagésime, début du cycle de Pâques, étant toujours le 9e dimanche avant Pâques, varie donc, elle aussi du 18 janvier au 25 février. On trouve dans les livres liturgiques 6 dimanches après l'Épiphanie et 24 dimanches après la Pentecôte, alors qu'en fait, par suite du mouvement de Pâques, le nombre des dimanches après l'Épiphanie varie de 2 à 6 et celui des dimanches après la Pentecôte, de 23 à 28. Comme la diminution des dimanches après l'Épiphanie est proportionnée à l'augmentation des dimanches après la Pentecôte, on emploie pour les dimanches en surnombre après la Pentecôte, l'office des dimanches supprimés après l'Épiphanie. Ceux-ci se placent à la suite du 23e dimanche après la Pentecôte pour que l'Évangile de la fin du monde attribué normalement au 24e dimanche termine toujours l'année liturgique. Ces quatre dimanches mobiles gardent à la Messe les mêmes oraisons et les mêmes lectures et à vêpres la même antienne à Magnificat, soit après l'Épiphanie, soit après la Pentecôte, ceux du 23e dimanche.
Cliquez sur le petit triangle à gauche du curseur ci-dessous pour écouter les chants de ce dimanche accompagnés de leurs commentaires.Voir le programme de l'émission dans le tableau ci-dessous Le tableau du déroulement détaillé de cette émission avec la suite des pièces, le nom des enregistrements utilisés ( y compris le numéro des plages de CD), leurs références discographiques précises, est disponible sur ce blogue à partir du vendredi précédant le dimanche à 23h.
Les chants grégoriens de ce quatrième dimanche après l'Épiphanie sont donc
les mêmes que ceux du troisième, mais pas les lectures que vous
trouverez dans votre missel. Ci-dessous l'Évangile de ce dimanche : S Matth. 8, 23-27
Offertoire : Dextera Domini L'Offertoire du troisième dimanche après l'Epiphanie est un magnifique chant d'action de grâce. Dextera Domini fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me : non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini. La droite du Seigneur a exercé sa puissance, la droite du Seigneur m'a relevé, je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.
On retrouvera ce chant pendant la Semaine Sainte où il sera placé alors
dans la bouche du Christ. D'ailleurs le psaume 117 d'où il est tiré est
par excellence un psaume pascal qui est largement utilisé dans la
liturgie de Pâques. C'est un des grands psaumes qui commencent par : "
Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ",
comme celui que nous avons trouvé au Graduel de dimanche dernier. Et ici
encore c'est l'œuvre de la Rédemption pour laquelle l'âme fidèle
remercie et glorifie le Seigneur. Cette action de grâce se termine comme
celle de l'Offertoire de dimanche dernier avec le même mot narrabo,
je raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi : mais la mélodie
est très différente de celle de ce dernier qui était tout à fait
exceptionnelle par son ampleur et son enthousiasme. Celle-ci est assez
solennelle mais dans une ambiance contemplative. Elle exprime
admirablement les sentiments du texte. Les mots dextera Domini,
qui désignent la main droite du Seigneur symbole de sa puissance,
reviennent deux fois, la première fois d'une façon très solennelle, la
deuxième fois avec une insistance joyeuse et pleine d'assurance.
L'affirmation non moriar je ne mourrai pas, est lancée avec une inébranlable certitude, tandis que la finale narrabo opera Domini je raconterai les _œuvres du Seigneur, s'épanouit en un épanchement mystique et assez doux.
Communion : Mirabantur
Le texte de la Communion du troisième dimanche après l'Epiphanie est un
passage de l'Evangile, mais il ne s'agit pas de l'Evangile du jour. Il
est pris ici en saint Luc au chapitre IV.
Mirabantur omnes de his quæ procedebant de ore Dei.
Tous étaient stupéfaits des paroles qui sortaient de la bouche de Dieu.
Bien entendu saint Luc n'a pas écrit " de la bouche de Dieu " mais
simplement " de sa bouche ", celle du fils de Joseph qui venait de
prendre la parole pour la première fois dans la synagogue de Nazareth,
laissant entendre nettement, après avoir lu un passage d'Isaïe, que le
Messie annoncé par le prophète c'était lui. On comprend la stupéfaction
des auditeurs. La liturgie a modifié le texte pour affirmer, en ce temps
après l'Epiphanie, que nous croyons à la divinité de Jésus. Nous qui
savons qu'Il est Dieu, nos sentiments ne sont plus de stupéfaction comme
ceux des habitants de Nazareth, mais d'admiration, d'adoration et de
louange. C'est ce qu'exprime la mélodie ce cette petite antienne, qui
bien que courte, est très ornée et chargée de neumes.
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