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03-04-2011 |
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Lu dans L'Homme Nouveau du 26 mars, ce témoignage d'Apollinaire Mengoumou, membre du Chœur grégorien de Paris :
"Originaire du Cameroun, je suis né et j’ai grandi dans un village dont la paroisse a été fondée il y a juste cinquante ans. C’est à l’école primaire paroissiale que j’ai suivi mon initiation au chant grégorien, comme tous les jeunes de mon âge.
La méthode était simple, on faisait recopier les textes en latin à tous
ceux qui savaient lire et écrire facilement. Au bout de quelque temps
du fait de la répétition de la mélodie en regardant le texte, la
mémoire intègre aussi les mots et, à partir de ce moment, on peut se
passer du texte et chanter par coeur. De cette façon, nous
avons appris et retenu par coeur les ordinaires et les chants propres à
chaque dimanche de l’année liturgique correspondant au temps scolaire.
L’Afrique en général et le Cameroun en particulier ont bien intégré le chant grégorien dans leur culture.
En effet, depuis les débuts de l’Église dans ce continent au début du
XXe siècle, les missionnaires ne célébraient pas seulement en latin,
ils enseignaient le chant grégorien aux fidèles, dans les paroisses
entre les deux guerres. L’abbé Jean Criaud, cité par Jean-Marie Bodo,
témoigne : «L’enseignement du chant latin a tout de suite eu de
l’intérêt pour les fidèles et ils ont très vite appris les chants
grégoriens de la messe… On s’efforçait d’avoir toujours des cérémonies
dignes et solennelles. Auprès des païens, la beauté du culte, des chants, des cérémonies, étaient souvent la première occasion de l’appel à la foi.» Cette remarque reste vraie encore aujourd’hui."
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