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Sommaire du n° 283

Quelques informations !

Veuillez prendre note des prochains rendez-vous du semestre, déjà confirmés :
  • Assemblée Générale d'Una Voce, le samedi 9 juin, à 10h30 à Notre-Dame du Lys, 6 rue Blomet, à Paris XVe (salle Saint-Joseph). Une messe sera célébrée  à 9h30. Nous accueillerons l'après midi à 16h nos nouveaux membres du Comité d'honneur après avoir chanté les litanies de la Sainte Vierge et le Veni Creator dans la chapelle, à 15h 30. Venez nombreux !...
  • Nous nous permettons d'insister sur la nécessité de se former pour interpréter le chant grégorien car ce beau trésor de l'Église ne souffre pas la médiocrité. Il n'est pas difficile mais il convient de l'étudier sérieusement. Nous vous conseillons vivement de prendre contact avec les deux écoles suivantes et de vous inscrire à une des sessions qu'elles organisent :
        - La Schola Saint-Grégoire : à La Chapelle Montligeon du 21 au 28 juillet          
        - Le Centre Grégorien Saint-Pie X : à Mérigny (se renseigner sur le site)
  • Parmi les activités à venir, ajoutons la présence, certes passive car nous ne sommes pas organisateurs, d'une délégation d'Una Voce France au grand festival international de Watou, à la frontière belge. C'est une manifestation qui revient tous les trois ans et que nous ne pouvons que vous encourager à venir découvrir, du 16 au 20 mai (Ascension).
 
 
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N'hésitez pas à proposer vos services si vous disposez de temps et ainsi renforcer notre équipe qui peine à répondre à toutes les tâches qui lui incombent.

Pour faire face à nos inévitables dépenses de fonctionnement, nous ne pouvons faire appel qu'à vos dons malgré la « crise » qui sévit et nous appauvrit pour l'immense majorité d'entre nous. Nous ne doutons pas qu'en ces temps difficiles, l'action sociale et caritative soit essentielle. Nous osons toutefois affirmer que c'est dans une liturgie digne que Dieu se donne, cette liturgie qui, ainsi conçue, est le trésor des pauvres !
 
P.B

Les béats de l'art contemporain Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Revue de Presse - Le Salon beige
28-11-2011

Extrait d'une analyse de Raphaël Jodeau trouvée sur le Défi culturel :

"L’art contemporain est un échec. Il n’intéresse qu’une très faible partie de la population et ne parvient à prospérer que grâce à deux atouts : le scandale qu’il provoque volontairement, et le soutien financier de l’État. Le jour où l’art traditionnel et l’art contemporain seront mis à égalité devant l’impôt, le jour où ils seront à égalité de traitement dans les salons, ce dernier s’effondrera misérablement devant la magnificence de son concurrent. Mais la politique actuelle, qui se cramponne à son idéologie soixante-huitarde périmée, est de confiner l’art traditionnel dans les musées, de le circonscrire au passé. D’une puissance financière titanesque, l’art contemporain peut alors museler son adversaire en invoquant la liberté d’expression, car entre le faible et le fort, c’est la loi qui protège, et la liberté qui opprime.

Curieusement il se trouve régulièrement des personnes qui, devant la nature de l’art contemporain, se trompent de combat et appliquent naïvement leurs critères esthétiques à un « art » qui les rejette par nature. Ce sont les béats... Par peur d’être taxé de facho, par souci de paraître plus fin ou plus objectif que les autres, ou par réelle sincérité, le béat voit dans les pires choses un signe de beauté, de mysticisme ou de poésie. Écartant soit les intentions de l’artiste, soit l’impact de l’œuvre sur le public, soit la matérialité de l’œuvre (les matériaux utilisés par exemple, réels ou symboliques) le béat, parfois journaliste, écrivain, ou lui-même artiste, confère à l’iconoclaste le bénéfice de l’innocence, de la pureté ou du souci eschatologique.

Plongez un Christ dans l’urine, il y verra de jolis reflets.
Exhibez des acteurs nus, il y verra le jardin d’Éden.
Tartinez le visage du Christ d’excréments, il y verra un beau chemin de croix.
Faites les pires choses en jurant que vos intentions sont bonnes, et le béat vous croira sur parole, s’inscrivant sans le savoir dans le sillage de Marcel Duchamp, père de l’art contemporain, pour qui l’art devient art « par la seule volonté de l’artiste. » Le béat est ainsi le jouet des circonstances. Rien ne l’atteint, ce qui le dissuade de s’engager. Les médias, qui ont parfaitement compris cela, manient l’étiquette en professionnels. Si tu es avec eux, tu es comme eux. Le raccourci est flagrant mais la technique payante : le béat est terrifié. Souvent d’accord sur le fond, pour peu qu’il s’autorise à réfléchir, il s’oppose à ceux qui contestent l’art contemporain et se justifie par mille et un arguments."

 
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