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| Paul VI : « Le latin est une langue angélique » |
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| 05-12-2005 | |
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Paul VI : « Le latin est une langue angélique » « Le Baptistère », bulletin d’information et de formation des catholiques attachés à la Messe de Saint Pie V, dans son n° 16 (août – septembre 2005) a la bonne idée de publier l’allocution prononcée par le Pape Paul VI quelques jours avant l’entrée en vigueur du nouveau rite. Dans ce texte paradoxal dont Paul VI avait le secret, il justifie « parmi les nombreux dérangements » de la nouvelle liturgie l’abandon (partiel) de la langue de l’Eglise « par la participation du peuple ». Il rend néanmoins un hommage vibrant au latin : « Pour quiconque connaît la beauté, la puissance du latin, son aptitude à exprimer les choses sacrées, ce sera certainement un grand sacrifice de le voir remplacé par la langue courante. Nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons comme des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l’expression sacrée. Nous perdrons ainsi en grande partie cette admirable et incomparable richesse artistique et spirituelle qu’est le chant grégorien. Nous avons certainement raison d’en éprouver du regret et presque du désarroi. Par quoi remplacerons – nous cette langue angélique ? Il s’agit là d’un sacrifice très lourd ? Et pourquoi ? Que peut – il y avoir de plus précieux que ces très hautes valeurs de notre Église ? » Mais le pape Paul VI déclare encore dans cette allocution : « Par ailleurs, le nouveau rite de la messe demande « que les fidèles sachent chanter ensemble, en latin, sur des mélodies faciles, au moins quelques parties de l’ordinaire de la messe, mais surtout la profession de foi et l’oraison dominicale. »(n°19) Mais, ne l’oublions pas, pour notre gouverne et notre réconfort : le latin ne disparaîtra pas pour autant de notre Église. Il demeurera la noble langue des actes officiels du Siège apostolique ; il restera toujours comme un instrument d’enseignement pour les études ecclésiastiques, comme la clef qui donne accès au patrimoine de notre culture religieuse, historique et humaniste et cela, si possible, avec une nouvelle splendeur. » Nous avons vu le sort réservé au latin dans la liturgie des paroisses. Nous ne pouvons que nous louer des foyers de résistance à l’abandon de la langue « maternelle » de l’Église… Paul VI a fait publier, rappelons –le, un « Jubilate Deo », manuel du minimum grégorien que les fidèles devaient connaître. On sait aussi que la publicité faite à cette demande du pape a été quasiment nulle… Avez-vous vu une fois ou l’autre ce petit ouvrage dans une paroisse ? |
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