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Pour un Lépante spirituel ! Par B. Neiss Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-05-2006

Pour un  Lépante spirituel !

Extraits de l'allocution du Professeur Benoît Neiss, Président de Una Voce,
à l'assemblée générale de l'Association.

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Nos vieilles terres de chrétienté sont de plus en plus agressées dans leur tradition, leur morale, leur identité même, sans que les princes ni les prêtres n’entreprennent de nous défendre comme il conviendrait. Nous-mêmes, à notre place quelle qu’elle soit, avons-nous seulement diagnostiqué correctement le mal ? Faisons-nous suffisamment notre devoir sur le chapitre de la résistance à opposer à l’universelle menace ? En attendant que se produise le sursaut annoncé par Georges Bernanos :
« Un jour l’Eglise dira non… et vous verrez à son appel surgir de nos vieilles terres libres, de la renaissante chrétienté, une nouvelle chevalerie… », (Les Grands Cimetières sous la Lune), qu’allons-nous réaliser avec les moyens et les grâces qui sont les nôtres ? Que ferons-nous concrètement ?
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Ensuite, l’action, celle bien entendu qui correspond à notre état et à nos compétences, et celle-là seulement en ce qui nous concerne, mais une action quand même, exigeant efforts, fatigue, persévérance sans craindre les maladresses ou limitations, inévitables chez qui accepte d’agir ; ne soyons pas comme ceux dont Péguy disait : « ils ont les mains pures, mais ils n’ont pas de mains » ! Agissons donc, en nous gardant de deux dangers, l’un calamiteux et causant des ravages en nos rangs, l’esprit de « repentance », qui nous est imposé par nos ennemis et a pour effet de couper nos élans, de paralyser inexorablement nos énergies ; les adversaires comptent sur cette faiblesse chez nous, comme dans la Bible les ennemis d’Israël sur le refus de combattre de Judas Maccabée le jour du sabbat. L’autre danger, symétrique, aussi condamnable parce qu’il ressortit à l’orgueil, est l’esprit victimaire si bien étudié par René Girard, consistant à perpétuellement désigner un coupable ailleurs, pour éviter de s’interroger sur ses propres responsabilités, donc à chercher un bouc émissaire, qu’on accablera comme on dit de tous les péchés d’Israël, avant de le chasser dans le désert avec un lâche sentiment de soulagement, sans avoir à procéder à la fatigante obligation de se remettre en cause ou de se purifier soi-même.
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Tant que nous chanterons tous les dimanches « Pleni sunt coeli et terra gloria tua » sans bouger le petit doigt pour que concrètement, dans l’espace qui est le nôtre et en ce qui dépend de nous, « Son règne arrive », eh bien nous serons des cymbales retentissantes. En paraphrasant saint Jean, on pourrait dire que celui qui affirme aimer Dieu et ne fait pas retentir Sa louange partout où il le peut est un menteur.
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L'allocution de M. le Professeur Neiss a été publiée dans son intégralité dans le numéro 247 de la Revue Una Voce de mars-avril 2006. Elle est disponible au siège de l'Association par téléphone, courriel ou lettre:
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