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| Un "paroissial" pour la liturgie traditionnelle (suite) |
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| 21-05-2006 | |
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..."Que cet imprimatur ait été personnellement signé par le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, en augmente, nous l’avons déjà souligné, la portée symbolique, historique, canonique et administrative."... par Jean Madiran, dans Présent du 20 mai 2006.
>>> Notre missel quotidien et l’Ordinaire du lieu - par Jean Madiran, dans Présent du 20 mai 2006 L’« Ordinaire du lieu », c’est l’évêque du diocèse. Individuellement ou collégialement, selon les époques et les circonstances, nos évêques de France, se succédant les uns aux autres comme par cooptation conforme, nous ont depuis quarante ans largement répété de toutes les manières et sur tous les tons : « Il n’est plus permis de célébrer la messe selon le rite de saint Pie V. » « L’obéissance à l’Eglise interdit de célébrer la messe de saint Pie V dans quelque circonstance que ce soit. » « Le rite de saint Pie V a été aboli par la constitution apostolique Missale romanum du 3 avril 1969. » « Le Pape a prescrit que le nouveau missel doit remplacer l’ancien. » Il existe en France trois autres missels traditionnels. Il y a celui des Editions Clovis, que je connais seulement par ouï-dire, il a une excellente réputation. Les Editions DFT (BP 28, 35370 Argentré du Plessis) ont édité en 2003 un « Missel vespéral très complet ». C’est celui que j’ai adopté pour l’avoir toujours sous la main au journal. Les divers imprimatur qu’il mentionne remontent à 1933 et (ou) ont été décernés hors de France. De son côté le « Missel quotidien » du Barroux est présenté avec autorité par le cardinal Ratzinger dans une lettre-préface du 18 juillet 1990, et il porte non moins honorablement l’imprimatur du cardinal Mayer délivré à Rome le 10 novembre de la même année. C’est une licentia edendi on ne peut plus somptueuse. Mais la particularité du Jubilate Deo est que, seul jusqu’ici à notre connaissance, il porte un imprimatur récent accordé dans un diocèse français. Que cet imprimatur ait été personnellement signé par le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, en augmente, nous l’avons déjà souligné, la portée symbolique, historique, canonique et administrative. Tout au long de ce que l’abbé Aulagnier a très justement appelé la bataille de la messe, nous nous sommes souvent heurtés à la direction collective de l’épiscopat français et même au sentiment individuel de la plupart de nos évêques. Nous avons attaqué non pas leur fonction légitime ni leur personne, mais les implications et conséquences du faux principe que plusieurs d’entre eux ont explicitement formulé au cours de ces quarante années : « Le monde change, la religion doit changer de même. » Nous ne désirons pas que leur autorité soit contestée ou humiliée, mais au contraire restaurée dans sa vérité. Que dans chaque diocèse ce soit l’Ordinaire du lieu qui devienne le principal promoteur du retour de la messe traditionnelle ; et qu’en cela du moins l’ordre soit rétabli dans l’Eglise. JEAN MADIRAN, www.present.fr ou www.presentquotidien.com
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