
Inscrivez-vous à notre lettre. Nous vous écrirons.
| "Les tontons flingueurs" |
|
|
|
| Les Actualités - Actualités de France | |
| 09-09-2006 | |
|
Le Figaro: La victoire des "tontons flingueurs" de la Tradition. Par Sophie de Ravinel, publié le 09 septembre 2006.
Ce nouvel institut n'est pas le fruit d'une évolution doctrinale. Leurs nouveaux statuts, comme ils l'affirment avec fierté, les autorisent à formuler «des critiques constructives de Vatican II». S'ils vont continuer à refuser de célébrer la messe post-Vatican II et tout autant de concélébrer, ne serait-ce qu'avec leur évêque le jeudi Saint – ces fortes têtes affirment quand même vouloir «soutenir Benoît XVI et être missionnaire avec lui dans un monde et une Église qui ont perdu le Nord». À Bordeaux, la paroisse Saint-Éloi va être le siège principal de l'institut. Cette église est le fruit d'une autre bataille gagnée par l'abbé Laguérie contre le cardinal Jean-Pierre Ricard, en 2002. L'archevêque de Bordeaux s'était alors allié à l'aile gauche de la municipalité bordelaise pour s'opposer à l'installation de l'abbé et de ses ouailles lefebvristes dans cette église plus ou moins désaffectée qui leur avait été confiée par le maire Alain Juppé. Mgr Ricard : «Une expérience qui devra s'affermir» Les noms d'oiseaux avaient fusé de part et d'autre, jusqu'à la trêve, il y a deux ans. Une trêve officieuse intervenue lorsque la Fraternité Saint-Pie X a désavoué l'abbé Laguérie et son adjoint, l'abbé Christophe Héry, sans que ces derniers ne quittent Saint-Éloi. Outre Bordeaux, l'institut sera implanté à Paris, dans le Centre Saint-Paul, dirigé par l'abbé Guillaume de Tanouärn, autre exclu de la Fraternité. Pour l'instant, l'archevêché parisien affirme ne pas avoir reçu d'information officielle en provenance de Rome. Autre habitué des coups de gueule et des occupations d'églises, l'abbé Paul Aulagnier devrait être responsable d'une sorte de séminaire, dans le diocèse de Chartres, à Courtalain. Six futurs prêtres pourraient y être accueillis sous peu. La cohabitation avec les évêques de France s'annonce délicate, comme en témoigne la réaction de grande prudence de l'archevêque de Bordeaux hier soir. «Il s'agit d'une expérience de réconciliation et de communion qui devra encore s'affermir et s'approfondir dans les faits», a commenté Mgr Ricard, rappelant «la violence [qui] a marqué jusqu'à ces derniers mois les relations» de certains des ralliés avec les diocèses.Sophie de Ravinel. Le Figaro.
|
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|