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Editorial septembre-octobre 2006 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La Revue Una Voce - Editorial
24-09-2006

La famille, première école de foi et… de liturgie

Lors du Rassemblement mondial des familles à Valence (Espagne), en juillet, le Saint-Père a rappelé le rôle unique de la famille dans l’éducation de la foi et du sentiment religieux et montré que « l’éducation chrétienne est une éducation de la liberté et pour la liberté ».

Dans son homélie à la messe de clôture, Benoît XVI a insisté sur le fait que « la foi n’est pas un simple héritage culturel, mais une action continue de la grâce de Dieu qui appelle et de la liberté humaine qui peut adhérer ou ne pas adhérer à cet appel. » Et d’ajouter : « Bien que personne ne puisse répondre pour quelqu’un d’autre, les parents chrétiens sont cependant appelés à donner un témoignage crédible de leur foi et de leur espérance chrétiennes. Ils doivent faire en sorte que l’appel de Dieu et la Bonne Nouvelle du Christ parviennent à leurs enfants avec la plus grande clarté et la plus grande authenticité. »

Grâces des sacrements de mariage et de baptême !

Si les parents préparent le terrain, ensuite ce sera le catéchisme, ou la catéchèse comme on dit maintenant, qui doit être transmise dans son intégralité et sa totale orthodoxie. La foi ne peut se nourrir d’à peu près. Et un catholique équilibré doit avoir une formation et une culture religieuses comparables à ses connaissances profanes. Ne voit-on pas des mathématiciens, des scientifiques, des hommes qui font autorité dans leur spécialité demeurer très limités dans leurs connaissances religieuses…

L’acte central de la pratique religieuse est naturellement la messe par laquelle l’enfant doit acquérir le sens du sacré, la stabilité des rites, mais aussi le patrimoine musical de l’Église. Pourquoi ne pas initier au plus tôt les petits enfants, qui naturellement aiment chanter, au chant grégorien. A Watou (voir notre précédent numéro), jeunes Coréens et jeunes Anglais de la cathédrale de Westminster ont donné un fameux exemple… Pourquoi ne pas les inscrire et les accompagner, pendant les vacances, à une session de formation au chant. Connaissance des textes et de la musique ne peut que nourrir leur foi et orner leur esprit.

D’autre part les parents chrétiens peuvent demander à leurs fils d’aller servir la messe. C’est un honneur ! Puis de devenir grands clercs et d’assurer comme on dit le service de l’autel. Les filles peuvent aussi appartenir à des chorales, mais c’est une rupture avec la tradition que de les avoir trop souvent admises dans le sanctuaire. Distinguer, on ne le répétera jamais assez, n’est ni opposer, ni « discriminer » et la Vierge Marie a bien montré l’exemple de la plus parfaite discrétion. Oui, la famille, puis l’école, la chorale peuvent être de bonnes écoles de liturgie. A condition naturellement que la liturgie soit là, fidèle à ce que veut l’Église dans sa tradition sacrée et respectueuse des saints mystères.

Una Voce - Septembre-Octobre 2006

 
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