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| Débats après l'assemblée des Evêques à Lourdes |
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| Revue de Presse - Présent | |
| 25-11-2006 | |
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Notre réponse aux évêques après l’assemblée de Lourdes, dans Présent du 25 novembre 2006, par Rémi Fontaine. Elle consiste à leur renvoyer la balle, si j’ose dire, de manière filiale certes, mais aussi humblement socratique, en tant que fidèles du rang exerçant leur raison et leur expérience précisément pour nourrir leur foi, comme nous y a invités Benoît XVI à Ratisbonne. Renvoyer donc à nos évêques leur propre argumentation, dont ils ne se sont pas rendu compte, semble-t-il, qu’elle se retournait contre eux-mêmes. Trois exemples seulement pour faire court : 1) A propos du choix des deux « formes » du rite latin : « Une Eglise où chacun construirait sa chapelle à partir de ses goûts personnels, de sa sensibilité, de son choix de liturgie ou de ses opinions politiques ne saurait être encore l’Eglise du Christ. Il faut résister aujourd’hui à la tentation d’une “religion à la carte”... »(Mgr Ricard, discours de clôture). C’est exactement notre résistance de catholiques de tradition, depuis que le faux « esprit du concile» a imposé sa révolution copernicienne du théocentrisme à l’anthropocentrisme ! S’il y a bien une religion à la carte c’est celle du nouveau rite (polymorphe) et non celle de l’ancien. Et si la loi de la foi (lex credendi) est lié à la loi de la prière (lex orandi), on comprend mieux à travers les malfaçons objectives de cette nouvelle liturgie à la carte pourquoi et comment la foi de nombreux pratiquants de la nouvelle messe ne correspond plus souvent (au for externe) à celle enseignée par le Magistère... Et nous ne parlons pas ici des déficiences flagrantes de nouvelle catéchèse ! 2) A propos du Concile : Chiche Messeigneurs, avons-nous déjà répondu. Mais à la manière catholique, c’est-à-dire « dans une fidèle continuité avec la Tradition bimillénaire » (selon les mots de Benoît XVI). Une relecture spirituelle, c’est-à-dire une interprétation (voire une correction) de ce concile pastoral « à la lumière de la Tradition » (selon les mots de Jean-Paul II). Et non l’inverse : une interprétation (voire une correction) de la Tradition et des Ecritures à la lumière de ce concile... Qu’on cesse notamment d’invoquer la « messe du concile » (elle est de 1969 !) et aussi l’autorité magistérielle du concile et de ses textes normatifs quand on sait combien on s’est assis dessus avec l’exemple emblématique du latin liturgique ! La lecture idéologique consiste dans la rupture, la discontinuité avec la Tradition (comme l’a rappelé le Saint-Père à la Curie romaine en décembre 2005). Elle consiste aussi aujourd’hui dans le négationnisme qui nie les ruines engendrées par cette rupture en prenant ses désirs pour des réalités ! 3) A propos de l’Enseignement catholique : C’est une pétition de principe qui contredit la confiance à laquelle il venait d’appeler. On voit aujourd’hui le résultat récemment rappelé par Mgr Cattenoz : l’adhésion sans réserve, par paresse ou pusillanimité à « une modernité largement marxisée dans son fond comme dans sa forme ». Précisément, comme vient aussi de le déclarer Mgr Vingt-Trois dans Valeurs actuelles : « Beaucoup de chrétiens ont été formés dans l’idée qu’il n’y avait pas de hiatus entre leurs convictions et l’humanisme laïque. Ils n’avaient pas imaginé qu’être chrétiens les conduirait à se démarquer (...). Il faut en prendre conscience : être chrétien, c’est dire “autre chose”. » Les exemples abondent pour montrer que ce sont nos évêques aussi et surtout qui ne l’avaient pas imaginé et qui n’en ont pas tous encore pris conscience ! J’en donne un certain nombre dans le Livre noir des évêques de France que j’ai sous-titré Chronique d’une Eglise par omission. Au sens où leur ouverture soi-disant pastorale au monde et leur ralliement à la laïcité apaisée leur a trop fait oublier ou taire cet « autre chose » d’ordre surnaturel... Rémi Fontaine |
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