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| Manécanterie Saint Théophane Vénard |
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| 15-01-2007 | |
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UNE VÉRITABLE MANÉCANTERIE EN CE DÉBUT DU XXIe SIÈCLE !...
Et oui ! Cette manécanterie existe, au sens fort et étymologique : du latin mane = le matin et cantare = chanter. Il s’agit donc bien d’une école qui enseigne aux enfants à chanter, et pour respecter l’origine du mot, d’un pensionnat pour chanter les Laudes dès 7h du matin !
Le Petit Larousse Illustré (éd. 1989) orne même sa définition des trois lettres « anc. ». Et quand on se réfère à l’explication de cette abréviation, en début d’ouvrage, on y lit : « anciennement : mot qui n’est ni vieux ni vieilli mais qui désigne une réalité aujourd’hui disparue, ou devenue rare ». Et c’est bien le cas qui nous intéresse... P.B.
J’avais appris la création, à la rentrée scolaire 2003 de cette Manécanterie en Poitou sous le patronage de Saint Théophane Vénard. Canonisé en 1988, ce prêtre des Missions Étrangères de Paris était originaire de la région et fut martyrisé au Tonkin en 1861. Cette musique sacrée qu’aimait tant ce saint missionnaire et qu’honora magnifiquement saint Pie X reste bien, « l’arme de la conquête spirituelle » qu’évoque Dom Paul Chauvin. Car vous avez sans doute constaté comme nous, cher internaute, que les bonnes volontés ne suffisent pas pour que le « chant propre de l’Église » (Propre grégorien et kyriale notamment) soit à la hauteur « pour exhaler la prière et lui donner sa forme supérieure » (Dom Guéranger). Un urgent besoin de formation se fait cruellement sentir. « Una Voce » n’a de cesse d’encourager ses lecteurs (Revue), ses auditeurs (Lumière 101) à participer à des sessions, à prendre des cours par correspondance. C’est bien, même si l’on décèle de plus en plus une désaffection de ce type de formation chez l’homme pressé de notre époque. L’idée de cette Manécanterie est donc éminemment séduisante : former des enfants dès la 6e. Peut-on se satisfaire d’une éducation chrétienne qui cantonnerait le chant grégorien au rang des accessoires ? Il semble que malgré les efforts importants réalisés pour la sauvegarde d’une liturgie digne, le chant grégorien soit encore laissé aux mains de quelques « spécialistes improvisés » ; l’assistance n’est guère jugée capable que d’exécuter, si ce n’est d’apprécier, des cantiques dont le qualificatif « populaires » se de laisser-chanter. Repris par cinq cents fidèles en procession, derrière le Saint-Sacrement, ces chants expriment avec éclat la Foi publique de la paroisse, mais laborieusement suivis pat trente « bonnes volontés », pendant la communion, ils ne sont qu’une triste parodie de musique, bien loin des exigences de beauté de la liturgie. Abonnés à un cours par correspondance et suivant des cours avec des professeurs, 20 garçons de la 6ème à la 3ème ont une scolarité classique à la manécanterie, en pension du lundi midi au vendredi après-midi. La journée à la manécanterie est bercée par la musique qui adoucit les mœurs, apprend la rigueur et éduque le goût au Beau, au Divin. Les garçons se retrouvent dès le lever à la chapelle, comme le soir, pour chanter quelques psaumes tirés des Laudes et des Complies. La psalmodie rend l’office joyeux et apprend le placement de la voie sur des sons que l’enfant laisse s’élever vers Dieu, sans effort particulier : le matin à l’intention des parents et des bienfaiteurs, le soir en hommage à saint Théophane pour les missions en Asie avec lesquelles un contact épistolaire est organisé afin de matérialiser cet élan de générosité. Chaque jour, une répétition : technique vocale pour goûter le plaisir de chanter, découverte des notes et des neumes, des modes, des mélodies, du rythme et un peu de polyphonie ou de chants plus récréatifs. Progressivement, ce qui est appris prend sa place dans les offices qui s’embellissent d’hymnes et d’antiennes les efforts trouvent leur récompense dans le chant de la Messe célébrée par un Père de la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny) qui assure l’aumônerie. Urgences : 5 soutiens de 10 € / mois 5 soutiens de 20 € / mois aident 3 familles et un professeur 3 soutiens de 50 € / mois 1 soutien de 100 € / mois Que cette humble initiative se généralise ! et, permettez-nous de rêver, que les évêques – comme le demandait le Souverain Pontife Pie XII en 1953 – « donnent leur appui, même financier, à tous les Instituts et Associations qui ont pour fin l’étude du chant religieux…et qu’il conviendrait de voir instituer partout ! ». Faute de l’aide souhaitée des Ordinaires, il nous convient d’aider nous semblable entreprise ! Voici les informations pratiques :
Manécanterie Saint Théophane Vénard
La Pilatière 86320 PERSAC Tél. 05 49 91 63 31 Courriel : |