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| Présentation au Temple ... |
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| 01-02-2012 | |
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Jeudi 2 et dimanche 5 février 2012 - Blanc Fête et solennité de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la Sainte Vierge La fête de la Présentation du 2 février peut être solennisée ce dimanche mais cela ne revêt nul caractère d'obligation. Je vais revenir sur cette question qui, tous les ans, agite un peu les milieux dits traditionalistes. Rappelons que nous suivons du plus près possible les livres liturgiques de 1962, l'ordo que le Saint Père a appelé dans son Motu proprio Summórum Pontíficum de juillet 2007, selon les livres liturgiques du Bienheureux Jean XXIII. Précisons tout d'abord que la fête ne porte pas le titre « Purification de la Très Sainte Vierge » comme on le trouve dans tous les anciens missels, mais « Présentation de Jésus et Purification de la Sainte Vierge ». Mettons-nous d'accord ensuite sur le mot « solennité » qui peut être employé dans deux sens différents et tout aussi légitimes : Cette solennité peut être... obligatoire comme c'est le cas de la fête des saints Apôtres Pierre et Paul du 29 juin. Ou elle ne l'est pas, comme la fête du Saint Rosaire du 7 octobre, du Sacré-Cœur et de cette fête de la Présentation du 2 février. Le décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 2 janvier 1962 permet cette solennité extérieure le dimanche suivant de la fête de la Présentation, y compris avec Bénédiction des Cierges et Procession. Ce décret complète la réforme des rubriques de 1960 qui le prévoyait déjà pour les fêtes, entre autres, que j'ai précédemment citées. Le texte du décret de 1962 permet donc cette solennité extérieure mais n'entend nullement y obliger. Au célébrant d'en décider. Notons que la fête du 2 février est très largement solennisée le dimanche suivant dans les messes dites traditionnelles, mais ces précisions s'imposaient. Le Nouvel Ordo Missæ de 1970 ne prévoit pas, en revanche, cette possibilité. La fête, qui s'appelle « Présentation du Seigneur au Temple » ne peut être célébrée que le 2 février, donc presque toujours en semaine. P.B.
- Le site Introibo vous procurera d'intéressants commentaires de Dom Guéranger, Dom Baron, Dom Schuster... - Le programme détaillé de notre émission est disponible sur Le Blog de Radio-Courtoisie, totalement indépendant de cette radio amie. Vous y trouverez, à partir de la première des trois diffusions, soit le vendredi à 23 h, le nom des pièces grégoriennes, les références discographiques, le nom des plages... - Vous pouvez enfin entendre la bande sonore de cette émission dès le lundi précédant le dimanche, ici même, en cliquant sur le petit triangle à gauche du curseur ci-dessous et préparer ainsi les chants de la messe dominicale, liturgiquement, spirituellement et ...vocalement ! Bonne écoute ! Ut in ómnibus glorificétur Deus... Cette fête célébrée quarante jours après Noël commémore un événement qui s'est réellement produit 40 jours après la naissance de l'Enfant Jésus, en observation de la loi juive. Elle présente la particularité d'être à la fois une fête de Notre-Seigneur, celle de la Présentation, et une fête de la Sainte Vierge, celle de la Purification. Les chants du propre de la messe, nous le verrons, se rapportent principalement au premier aspect, alors que pour l'ordinaire on doit prendre normalement une messe des fêtes de la Sainte Vierge, et de même les psaumes et l'hymne des vêpres sont ceux des fêtes de la Sainte Vierge.
De plus cette fête a reçu le nom populaire de Chandeleur, car on
y procède avant la messe à la bénédiction des cierges que l'on porte
ensuite en procession. L'Église a peut-être voulu par cet usage
remplacer une antique fête païenne de la lumière ; en tout cas elle a
choisi cette date à cause de la parole du vieillard Siméon prononcée en
ce jour, et qui est lue à l'Évangile, saluant l'enfant Jésus dans son
cantique Nunc dimittis en l'appelant " lumière pour éclairer
les nations ". D'ailleurs le cierge allumé est un symbole du Christ,
lumière du monde, nous le retrouverons dans la liturgie pascale. Bénédiction et procession des ciergesCe sont ces paroles de Siméon que l'on chante pendant la distribution des cierges sous la forme d'une petite antienne toute simple, entièrement syllabique, légère et joyeuse, comme la lumière dont elle exprime la clarté : Lumen ad revelationem gentium, et gloriam plebis tuæ Israël Lumière pour éclairer les nations et gloire de votre peuple Israël. Cette antienne, dont le texte est le quatrième verset du cantique Nunc dimittis, est accompagnée par les trois premiers versets psalmodiés, suivis du Gloria Patri, avec à chaque fois reprise de l'antienne : Nunc dimittis servum tuum, Domine, secundum verbum tuum in pace. Quia viderunt oculi mei salutare tuum. Quod parasti ante faciem omnium populorum. Maintenant, Seigneur laissez votre serviteur s'en aller en paix selon votre parole Car mes yeux ont vu le salut. Que vous avez préparé à la face de tous les peuples. Pendant la procession avec les cierges bénits que l'on tient allumés à la main, on chante une grande antienne très solennelle, qui semble d'origine orientale car cette fête a été célébrée d'abord à Jérusalem avant de l'être à Rome, et le texte de ce chant très riche, plein d'images et de symboles, contraste avec l'habituelle sobriété de la liturgie romaine. Adorna thalamum tuum, Sion, et suscipe regem Christum : amplectere Mariam, quæ est cælestis porta : ipsa enim portat Regem gloriæ novi luminis : subsistit Virgo adducens manibus Filium ante luciferum : quem accipiens Simeon in ulnas suas prædicavit populis Dominum eum esse vitæ et mortis, et salvatorem mundi. Sion orne ta chambre et reçois le Christ-Roi, ouvre les bras à Marie qui est la porte du Ciel : c'est elle qui porte le Roi de Gloire de la nouvelle lumière : la Vierge s'arrête présentant dans ses mains le Fils né avant la lumière.En la recevant dans ses bras Siméon annonce à tous les peuples qu'Il est le maître de la vie et de la mort et le Sauveur du monde. La mélodie calme et solennelle évoque tout à fait une procession triomphale. Au retour de la procession, en rentrant dans l'Église, on chante un Répons ; les Répons sont essentiellement des chants de l'office des matines, mais on en chante aussi dans d'autres circonstances comme celle-ci. Ils ont toujours la même forme avec des versets, normalement deux dont le deuxième est le Gloria Patri, sur des psalmodies très ornées, et après chaque verset on reprend la dernière phrase du Répons. La mélodie de celui-ci utilise des formules habituelles à ce genre de pièce, et n'a donc pas de rapport spécial avec le texte, qui n'est d'ailleurs ici qu'un simple récit, tiré de l'Évangile de la fête. Obtulerunt pro eo Domino par tuturum, aut duos pullos colombarum, sicut scriptum est in lege Domini. Ils offrirent pour lui au Seigneur une paire de tourterelles ou deux petites colombes ainsi qu'il est prescrit dans la loi du Seigneur.
Postquam autem impleti sunt dies purgationis Mariæ, secundum legem Moysi, tulerunt Jesum in Jerusalem, ut sisterent eum Domino.
Lorsque furent accomplis les jours de la purification de Marie selon la loi de Moïse, ils portèrent Jésus à Jérusalem pour l'offrir au Seigneur.
Messe
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