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Edtitorial de mai-juin 2007 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-05-2007

L’Association Una Voce, à la pointe du combat depuis 43 ans pour que la messe tridentine puisse jouir de la reconnaissance à laquelle elle a  légitimement droit n’a pas à juger les prétendues lenteurs vaticanes que stigmatisent certains internautes.

Nous préférons prier, et appeler à la prière pour que le Saint Esprit de la Pentecôte inspire au mieux notre Saint Père.

C’est le sens de l’éditorial de notre prochain numéro que vous découvrirez en avant première sur ce site.

Répétons la belle phrase de la Séquence du dimanche de la Pentecôte : « Sine tuo númine, nihil est in hómine, nihil est innóxinum ». Sans votre assistance, il n’est rien de pur dans l’homme, rien qui ne soit innocent.

Patrick Banken, secrétaire général

 

 

Veni Sancte Spíritus

Dans les litanies du Saint Nom de Jésus, on peut trouver cette invocation : « Du mépris de vos divines inspirations, délivrez-nous, Jésus ! » D’où viennent ces divines inspirations ? De Jésus certes, mais aussi du Saint-Esprit ? Les spécialistes de la vie religieuse  laissent entendre  d’autre part que la Troisième Personne de la Sainte Trinité n’agit efficacement  que dans la mesure où il lui est fait bon accueil. Le Saint-Esprit ne s’impose pas. Il demande simplement qu’on ne lui fasse pas obstacle. Qu’on le laisse passer et il fera tout pour renouveler la face de la Terre.

En ces temps de Pentecôte, en ces semaines où l’on trouve aussi la Fête-Dieu dans la calendrier liturgique, il semble tout naturel de demander à l’Esprit de nous accompagner dans la lecture de l’exhortation apostolique de Benoît XVI, synthèse, on le sait,  de tout ce qui a été dit au Synode de 2005, de nous ouvrir l’intelligence et de nous faire goûter le « don de Dieu » : l’Amour. Et la Nouvelle Alliance.

Saint Alphonse de Liguori déjà dans ses  «Visites au Saint-Sacrement et à la Sainte Vierge », en quelques lignes, faisait cette magnifique synthèse : «O Ciel ! de quelle joie, devrions-nous être pénétrés ! quelles espérances et quels sentiments devrions-nous  concevoir, étant assurés par la foi,  qu’au milieu de nous, dans nos églises, près de nos maisons, habite le Sacrement des autels un Dieu saint, le Saint des saints , qui fait par sa présence le bonheur des élus dans le ciel, celui qui est pour nous le Dieu d’amour par excellence. Car le Seigneur, dit saint Bernard, est en effet moins rempli d’amour qu’il n’est l’amour lui-même. C’est ce Dieu d’amour qui, par l’immense charité qu’il porte à ses créatures, s’appelle la Charité même : Deus caritas est.»

 La Saint-Père ne dit pas autre chose dans les développements de « Sacramentum caritatis ». Et pour reprendre une expression chère à Gustave Thibon, nous devons demander au Saint-Esprit que nos yeux ne manquent pas à la lumière. Bien souvent, toujours prêts à nous révolter, toujours enclins à demander des comptes au Ciel et à la Terre, nous ne nous rendons pas compte de tout ce qui nous est proposé, du trésor de grâces qui nous attend si nous savons les demander comme il faut. Les hommes, les fidèles ont l’art de compliquer les choses…  

Un mystère est naturellement incompréhensible, car il est trop vaste pour que nous le saisissions. C’est le démon qui transmet des messages du genre « Vous serez grands comme des dieux… » Adam et Ève en ont fait les frais. Le Saint-Esprit nous révèle des choses à notre mesure. Et ce faisant, il élargit nos limites et nous donne de cultiver l’espérance et notre gratitude en connaissance de cause.

UNAVOCE                                                                                                

 
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