Dans la querelle des anciens et des modernes, Brassens a toujours pris le parti des premiers. Empressons-nous d'ajouter qu'il n'est pas le seul à se proclamer "moyenâgeux" sur bien des points et que beaucoup, comme lui, préfèrent Notre-Dame à l'usine à gaz de Beaubourg. "Tempête dans un bénitier" est une charge comique à propos des réformes plus ou moins heureuses d'un clergé titillé par la tarentule de l'avant-garde. Lorsque, sur scène, notre plaisant "traditionaliste" entonne son "Sans le Latin, sans le Latin, la messe nous emmerde!", les gens d'Eglise peuvent se poser bien des questions devant les réactions d'un public hilare et devenu soudainement gourmand d'"Oremus"...