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| Cela valait la peine de résister et de lutter ! |
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| Revue de Presse - Le Bulletin d André Noël | |
| 19-07-2007 | |
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Bulletin d'André Noël - N° 2058 du 16 au 22 juillet 2007
Dans son motu proprio réhabilitant la messe traditionnelle, « jamais abrogée », Benoît XVI donne la raison principale pour laquelle il est désormais permis à tout prêtre de « célébrer selon l'un ou l'autre missel » en n'ayant besoin « d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique, ni de son Ordinaire ». Combien de drames de conscience chez de bons et saints prêtres auraient été évités si Paul VI avait fait preuve de la même sagesse que son successeur actuel sur le Siège de Pierre !
Cà en valait donc la peine de se battre, de résister, de prier pour ce que l'on croit juste, vrai et bon pour soi et pour l'Eglise ! Imaginons que, comme un seul homme, tous les fidèles, dès 1970, aient accepté le missel de Paul VI, que plus aucun prêtre n'ait célébré selon « l'ancien » rite, qu'il n'y ait eu aucune protestation ni aucun combat. Où en serions-nous aujourd'hui ? La messe de S.Pie V aurait à jamais disparu de l'Eglise, sauf miracle de Dieu. Morte, enterrée et, avec elle, des siècles de piété ! Jamais Jean-Paul II et Benoît XVI n'auraient pu s'appuyer sur l'attachement, l'amour et la fidélité des catholiques à cette messe pour décider d'en restaurer l'usage. C'est pourquoi il faut espérer, contre toute espérance, dans l'heureuse issue d'autres combats. Ceux qui, selon l'épiscopat français, « désobéissaient » hier en restant fidèles à la messe de leur jeunesse, sont réhabilités à présent. Hélas ! nombre d'artisans de cette résistance légitime ne sont plus là pour voir que leur combat et leurs souffrances n'auront pas été vains. Mais il est vrai que, là où ils sont désormais, ils n'ont plus besoin des ces humaines consolations : c'est avec le choeur des anges qu'ils se réjouissent.
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