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| L'évidente mauvaise foi des évêques de France après le Motu proprio de Benoît XVI |
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| Revue de Presse - Pro Liturgia | |
| 16-10-2007 | |
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L'évidente mauvaise foi des évêques de France après le Motu proprio de Benoît XVI Source: Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 08.10.2007
Le 7 juillet est publié le Motu proprio Summorum pontificum. Peu de jours après, le
Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux, tend à rassurer les prêtres qui se
disent attachés à Vatican II, en déclarant: "J'ai envie de dire aux
catholiques, et en particulier aux prêtres: ne vous
inquiétez pas! Rien n'est changé dans votre façon de célébrer. Le
missel de 1970, né du Concile, reste la norme."
(Conférence
de presse du cardinal Jean-Pierre Ricard - 08.07.07) (la-Croix.com
- Mgr Ricard - «Je dis aux catholiques - ne vous ...)
Cette petite phrase résume à elle seule toute la tartufferie avec laquelle le clergé français entend embrouiller les fidèles qui souhaitent la liturgie de l'Eglise, ni plus, ni moins. Car trois erreurs ont été (volontairement ?) glissées dans cette seule phrase: il fallait tout de même le faire ! (La France divisée par le Motu Proprio de Benoît XVI - 08.09.07) Première erreur: "Ne vous inquiétez pas". Les églises sont vides (dans le diocèse de Bordeaux comme dans les autres diocèses), on remplace des prêtres de soixante-quinze ans par des équipes de laïcs de quatre-vingt, les séminaires sont désertés, on ordonne à tour de bras des diacres qui ne bénéficient d'aucune formation solide pour faire croire qu'il y a encore des vocations, 53% des Français se déclarent catholiques alors qu'ils étaient 75%, il y a 20 ans... mais "ne vous inquiétez pas": tout va très bien madame la marquise. Au sein du clergé français, la politique de l'autruche passe pour une vertu. Deuxième erreur: "Rien n'est changé dans votre façon de célébrer". Autrement dit: "Vous célébrez n'importe comment depuis plus de 40 ans, mais surtout persistez dans votre art de fabriquer des messes youkaïdi-youkaïda qui achèvent de faire fuir les fidèles. (ndlr : Pourtant le pape Benoît XVI a constaté qu'il est "apparu clairement que des personnes jeunes se sentaient attirées par elle (la forme extraordinaire) et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement" Que leur dites vous Mgr ?) Troisième erreur: "le missel de 1970 (sic) est la norme". La "norme" ? Une telle déclaration frise le grotesque dans la mesure où tout le monde sait et peut constater que dans l'ensemble des diocèses de France, on ne trouve pas, même en cherchant à la loupe, un prêtre sur cent décidé à célébrer ou capable de célébrer effectivement selon le "missel de 1970", et surtout "selon la norme", sans en changer tout ou partie à sa guise. (ndlr : le Saint-Père Benoît XVI a été on ne peut plus précis : "il convient de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions.") On peut mettre tous les évêques de France, sans exception, au défi de trouver, dans leurs diocèses respectifs, plus de cinq paroisses où les normes du missel romain actuel (celui de 2002 et non de 1970!) sont rigoureusement appliquées, dans la lettre comme dans l'esprit. "Si, si, ça existe" nous diront-ils. Preuve évidente qu'ils ne connaissent plus eux-mêmes le missel de l'Eglise et qu'ils considèrent désormais comme tout à fait normal que chacun puisse accommoder la liturgie au gré de sa fantaisie, ce qui est [contraire] aux enseignements de Vatican II. Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia MYSTIFICATION ? La crise actuelle de la liturgie a une triple origine: premièrement le remplacement de l'adoration de la Trinité par un activisme visant à mettre son ego au coeur de l'action liturgique; deuxièmement le remplacement du sens de l'Eglise catholique par le sens de l'appartenance à une communauté particulière; troisièmement le remplacement du rôle ministériel des évêques et des prêtres par des fonctions de managers... ou d'hôtesses d'accueil. Ajoutées les unes aux autres, ces trois mutations ont transformé la célébration liturgique de la foi de l'Eglise en célébrations communautaires d'un nombrilisme collectif. L'Eucharistie est le premier sacrement à avoir fait les frais d'une idée d'Eglise et de liturgie progressivement devenue non catholique. Partant de là, et n'en déplaise à nos évêques qui feignent de nier l'évidence - que ce soit en raison d'un manque de formation théologique solide ou de pleutrerie - les liturgies qui se font dans 90% des paroisses de France - même quand c'est sous couvert du concile Vatican II - ne sont plus à proprement parler des célébrations de la foi de l'Eglise catholique, mais de simples pistes d'envol construites à partir d'éléments de la liturgie, pour donner aux fidèles l'occasion de partir en direction de n'importe quelle spiritualité de pacotille. Ne s'agit-il pas là d'une entreprise bien orchestrée de mystification ? (PRO LITURGIA) |
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