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Editorial de la revue Una Voce de mars-avril 2008 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-04-2008

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Vous pourrez lire ci-dessous l'éditorial en cliquant sur Lire la suite

Pour  ceux qui ne seraient pas encore abonnés, sachez que la revue bimestrielle d'Una Voce est une publication reconnue comme référence et unique en France. Elle aborde des sujets originaux, particulièrement sur la technique du chant grégorien, sur la liturgie, l’art et la musique sacrés ainsi que l’histoire religieuse. Mais aussi des reportages et comptes rendus de manifestations, des entretiens, des recensions de livres et de disques, une revue de presse, un courrier des lecteurs, etc…

Le montant de l’abonnement annuel qui inclut l’adhésion à l’association est de 36 €, la moitié 18 € pour les étudiants et 20 € pour tout nouvel abonné.

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Un pape qui aime et connaît la liturgie 

 Spíritus dívidens síngulis pro ut vult…(1 Cor.,12). L’Esprit Saint répartit les dons comme il veut, donne à chacun son charisme, nous dit saint Paul. C’est une chance pour nous : le Souverain Pontife Benoît XVI a le charisme liturgique. Voilà un pape qui aime et connaît bien la liturgie de l’Église romaine, qui veut « prier sur de la beauté », selon le mot de son prédécesseur saint Pie X. Et il en donne des signes éclatants. C’est le Motu proprio du 7 juillet 2007. C’est la référence à la liturgie romaine de la messe et du baptême dans sa dernière encyclique (Spe salvi, § 10 et 48). C’est le refus de célébrer dans la Chapelle Sixtine sur un autel mobile qui en défigure « l’harmonie » : comme l’enfant du conte d’Andersen, il a été ce jour-là le premier à oser dire ce que tout le monde pouvait voir, ce que personne n’osait dire, parmi les autorités : que trop d’édifices magnifiques sont aujourd’hui enlaidis par des autels de fortune.

Bien sûr, les tables de contreplaqué, les mini-meubles de plastique, etc. ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Bien sûr, certains clercs ou laïcs habitués à la « liturgie ordinaire », comme dit Benoît XVI, se trouvent pris au dépourvu, et réagissent parfois sans aménité. Mgr Malcom Ranjith, le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, en a tancé quelques-uns. Félicitons chaleureusement certains autres, qu’ils soient du diocèse de Sées, de Nanterre, ou d’ailleurs, qu’ils soient aumôniers scouts ou directeurs de collèges, qui sont allés aussitôt s’initier à la liturgie « extraordinaire », celle du concile de Trente, de saint Pie V et du bienheureux Jean XXIII. D’ores et déjà, le Motu proprio a dénoué bien des conflits, satisfait à de nombreuses demandes. L’on compte au moins trente nouveaux lieux de culte dans les diocèse de Bayeux – Lisieux, Saint-Brieuc – Tréguier jusqu’à Lyon, Pamiers, Nîmes, Chambéry en passant par Bourges, Chartres, Orléans ou encore Lille etc.

Les résistances sont parfois venues là où on les attendait le moins, par exemple à la tête des Scouts d’Europe, ou bien à Versailles et à Reims, villes où des groupes nombreux et enthousiastes de paroissiens se réjouissaient de l’initiative du Saint Père. C’est logique, au fond. Longtemps, l’autorité ecclésiastique, en France, s’est satisfaite de confiner le rit* tridentin dans des chapelles ou des couvents (dans des ghettos, disaient certains), d’où il avait peu de chance de rayonner. Voir de jeunes gens demander des cours de grégorien, acheter des livres de latin liturgique, voir de jeunes couples affluer avec leurs enfants et adolescents dans des paroisses qui n’étaient plus habituées au regain, cela dérange des habitudes. Il faudra un travail de longue haleine. Il faudra de part et d’autre beaucoup de patience. Mais Una Voce doit trouver là une occasion supplémentaire de charité, et la source d’un dynamisme nouveau.

                                                                                           Una Voce
 

* Rit ou rite

 Normalement, le mot rit (sans « e ») désigne l’ensemble des cérémonies constituant le mode d’expression d’une communauté, d’une région ou d’un groupe ethnique au sein de l’Église : rit romain, rit ambrosien, lyonnais, dominicain, cartusien, ou rits orientaux, grec, syriaque, copte etc.

Le mot rite (avec un « e ») désigne chaque cérémonie ou geste particulier appartenant à cet ensemble : rite de l’offrande, de la consécration, de la fraction du pain, de la communion etc, ou même, rite de l’encensement, du lavement des mains…Ce mot est passé dans le langage courant pour désigner un usage qui se renouvelle régulièrement.

Cependant, depuis quelque temps, on a pris l’habitude d’utiliser le mot rite (avec un « e ») dans les deux sens et il ne faut pas s’étonner de le voir employé à la place de rit. Mais nous préférons conserver les deux orthographes avec leurs sens propres.

 
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