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| Signes d’espoirs grâce aux messes « selon la forme extraordinaire du rite romain » |
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| Motu proprio - Commentaires | |
| 03-05-2008 | |
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Par un ami d'Una Voce du Périgord
Bien sûr, les prêtres attachés à la "tradition", quels qu'ils soient la plupart du temps, sont plus respectueux de leur vœu d'obéissance à leur évêque qu'à leurs goûts personnels et il leur est souvent difficile de célébrer en "rite romain" sans l'appui de certains de leurs paroissiens. Rappelons ici une anecdote intéressante, déjà publiée dans la revue Una Voce : "Un jeune prêtre après quelques mois à la cathédrale, fût nommé curé dans une paroisse de campagne. Après un mois d'observation dans sa nouvelle activité, le jeune prêtre se rend chez son évêque en disant "Monseigneur, mon équipe paroissiale tente de me gouverner. Ils se mêlent de tout : des réunions, des offices, de la liturgie ... bientôt, ils m'imposeront le texte de mes homélies et peut-être même du Canon, que certains voudraient moderniser. Alors, soit je pars, soit vous me permettez de les mettre dehors". Et l'évêque de répondre, conciliant : "Faites comme vous le sentez. Mais surtout, que personne ne sache que je vous ai donné mon aval". Mais ne retirons pas leurs mérites à ces nombreux prêtres qui, depuis une vingtaine d'années déjà, œuvrent dans l'ombre pour que l'Eglise, Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine survive au séisme des années 60, séisme qui a désertifié églises et séminaires, fait fermer des milliers d'écoles paroissiales et fondamentalement altéré, dans beaucoup d'esprits, la notion même de bien et de mal. Oui, malgré la pernicieuse tendance des diverses philosophies qui ont permis en France, depuis la Révolution de 1789 jusqu'à celle, plus discrète de 1968, une volteface radicale de l'échelle de nos valeur par ceux-là mêmes qui auraient dû nous enseigner la piété filiale à notre histoire et à notre foi, l'Enseignement de la foi a laissé des traces profonde sur nos frères. Nous sommes un peuple chrétien, que nous le voulions ou non, et rien ni personne, fût-il démoniaque, n'arrachera de nos cœurs cet attachement à l'Eglise romaine. Oui ! Bien des prêtres, ordonnés depuis moins de 30 ans, sont revenus des tendances de 68. Beaucoup, je devrais dire, la grande majorité, s'affichent clairement comme prêtres (et non pas seulement par une simple petite croix comme en portent beaucoup de femmes à leur cou et un grand nombre d'hommes à leurs oreilles, mais une véritable tenue, reconnaissable, qui les rendent témoins du Christ). Et surtout, grâce au motu proprio du Saint Père, beaucoup ont ouvert leur paroisse à la liturgie tridentine. J'en veux pour preuve deux faits avérés. Le premier, c'est la vente à plus d'un millier d'exemplaires des DVD de formation à la liturgie traditionnelle publiés récemment, vendus en quelques mois à des prêtres, preuve qu'un grand nombre d'entre eux se préparent à offrir une belle liturgie à leurs paroissiens. Le deuxième, c'est la prolifération d'offices traditionnels que l'on peut constater en France depuis la promulgation du motu proprio de juillet 2007. Ainsi, rien qu'à Paris, 7 lieux de cultes nouveaux proposent des messes tridentines. Par ailleurs, nous avons constaté qu'un grand nombre de sites Internet parlent de la Tradition, proposant même des listes de lieux de cultes autorisés par les évêques en France et à l'étranger. Ainsi, nous avons pu observer l’ouverture de nombreux lieux de cultes depuis juin 2002 où l’on célèbre la messe traditionnelle dans le cadre du récent motu proprio. En consultant les divers listes, nous avons pu constater par exemple qu’en 2002, 61 départements se partageaient 107 lieux de culte. Aujourd'hui, 83 départements sont couverts avec 178 lieux de culte autorisés par les évêques ce qui représente une augmentation de 36 % de départements couverts et 66 % de lieux de culte. On peut, bien sûr, toujours regretter que tous les évêques de France n’aient pas donné les autorisations nécessaires alors que certaines églises sont condamnées à la démolition, faute de paroissiens et surtout de desservant. Bien sûr, on peut aussi regretter de ne disposer que de 178 lieux de culte alors qu'un certain nombre de prêtres français sont obligés de s'expatrier afin d'exercer leur ministère. Mais, dans notre monde moderne où seuls les chiffres comptent, où l'on juge un manager à l'aune de son efficacité et surtout de ses résultats, je pense que l'Eglise de France a enfin compris que l'enseignement «préconciliaire» a porté plus de fruits que la démission des tenants de la nouvelle tendance. En effet, peu de prêtres sont sortis des séminaires français entre 1950 et 1970. Par-contre, dans les séminaires, les œuvres de jeunesses, les écoles ou même les prêtres très attachées à la formation traditionnelle et qui n'ont jamais démissionné de leur rôle de « transmetteurs » de la foi, ont bien plus de résultats, et l'on voit apparaître une nouvelle génération de jeunes ordonnés qui, à leur tour, transmettent le flambeau. Il y a à cela, une raison évidente : on ne peut transmettre la foi que si l'on est convaincant, on ne peut convaincre de la Vérité que si l'on est convaincu soi-même, et l'on ne peut être convaincu que si on a appris et que l'on vit cette foi à laquelle on prétend convaincre les autres. Or, durant de longues années, dans bien des séminaires, on a confondu « charité » avec « partage des richesses » (qui n'est autre une philosophie politique), on a prêché plus sur la honte d'être riche, mais pas sur la pauvreté « en esprit », sur le prochain « lointain » et non sur le frère, le voisin ou le solitaire, sur l'opposition entre pays riches et pays pauvres. Mais, tout cela n'est que de la politique et n'a pas grand-chose à voir avec l'esprit de pauvreté enseigné par Notre Seigneur. Or, dans les paroisses desservies par des prêtres attachés au missel de 62, cette formation est bien présente. Qui plus est, ces prêtres s'occupent moins de l'équipe de foot que de celle des catéchistes, moins aussi des missions contre la faim que de la visite aux familles les ou aux malades. Ils délèguent plus de tâches matérielles aux laïcs pour assumer eux-mêmes les occupations qui relèvent exclusivement du rôle de pasteur. Le plus souvent, ils assument entièrement les mariages, les baptêmes et les obsèques, au lieu de s'effacer devant un laïc trop entreprenant. Alors, prions pour que toujours plus de lieux de cultes soient confiés à ces prêtres dont l'efficacité se vérifie chaque jour ; c'est-à-dire des prêtres qui administrent avant tout les sacrements et œuvrent au salut des âmes. Prions aussi pour que nos évêques accordent aux fidèles plus librement des offices selon la liturgie de toujours (mariages, baptêmes, obsèques, messes anniversaires ...) lorsqu'ils le souhaitent. Ainsi, nous en sommes certains, nos églises se repeupleront avec certains de ces malheureux qui, faute de présence ecclésiastique, se font les adeptes de l'Islam ou du Protestantisme, quand ce n'est pas un repli total dans les sectes, l'alcool la drogue ou même le suicide. Oui, il y a lieu d'espérer, mais, c'est nos prières et nos demandes réitérées à nos prêtres et nos évêques qui donneront à l'Eglise la semence de la conversion de notre pays.
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