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| Messe extraordinaire à Notre-Dame ! |
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| Revue de Presse - Présent | |
| 18-06-2008 | |
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Article d'Olivier Figueras - Présent - jeudi 19 juin 2008 Extraordinaire ! c’est le mot, cette messe à Notre-Dame de Paris, mardi soir, à l’occasion du pèlerinage marial de la paroisse Saint-Eugène. Extraordinaire, parce que – et si l’on fait exception des messes privées célébrées le samedi de Pentecôte au départ du pèlerinage de Chartres – il semble bien que ce soit la première messe traditionnelle célébrée à Notre-Dame, depuis celle dite par le cardinal Lustiger, le 2 juillet 1988, au lendemain des sacres de Mgr Lefebvre. Il y a vingt ans ! Une messe – solennelle de surcroît – qui a, bien sûr, dépassé les effectifs du pèlerinage, l’annonce ayant bien vite dépassé le cadre de la paroisse, pour permettre, mardi soir, aux fidèles Ecclesia Dei de côtoyer leurs frères de Saint-Nicolas. Et même quelque tenants du rite ordinaire. Comme cet homme entré à mon côté dans la cathédrale, et qui déclare au clergé qui nous accueillait : « Je ne suis pas traditionaliste, mais je viens participer à cette expression de charité. » Mais moi non plus, cher Monsieur, je ne suis pas traditionaliste : je suis catholique ; car tel est bien le sens du motu proprio promulgué par Benoît XVI. Et aussi, l’avouerais-je ?, parce que, en mon for intérieur, ce rite extraordinaire sonnait merveilleusement bien sous les voûtes de cette cathédrale construite pour lui, en un temps où il était tout ce qu’il y a de plus ordinaire… Le curé de Saint-Eugène nous donna un sermon tout spirituel sur la Vierge, et l’unité de l’Eglise. Un sermon tout spirituel aux sous-entendus politiques à notre adresse, m’a-t-il semblé, exclusive, quand il n’est pas sûr que cette unité ne mérite pas un exemple venu de plus haut. Combien étiez-vous ? nous demanderont certains. D’après des calculs, recoupés à cinq ou six, nous étions bien 900. Mille est un chiffre qui ne devrait donc pas être infirmé par les forces de l’ordre – d’autant plus qu’elles n’étaient pas là. Comme la messe était célébrée au maître-autel (extraordinaire) nous débordions allègrement dans la nef, au-delà de la chaire. Et gênés pour l’assistance par le no man’s land de l’autel (ordinaire) central. Extraordinaire ? Oui ! comme l’on se sent chez soi après une longue absence. |
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