Permettez-moi, tout d'abord, de vous présenter mes vœux le plus sincères de bonne et sainte année 2012. Qu'elle entende, en ces temps de confusion extrême, dans nos sanctuaires retentir à nouveau d'une seule voix l'antique liturgie romaine ! Qu'elle voie étudier et pratiquer cette liturgie latine et grégorienne qui est l'expression même de la beauté du culte catholique.
Una Voce n'échappe hélas pas à « la crise » qui frappe l'Europe. Notre équilibre financier est menacé. Les abonnements à notre revue constituent la grosse part de nos ressources, indispensables pour faire face à nos inévitables frais de fonctionnement. Comme vous le savez sans doute, nous ne bénéficions d'aucune aide publique et nous sommes tous bénévoles.
Certains d'entre vous ont répondu favorablement et généreusement à l'appel aux dons que nous avons lancé en fin d'année. Nous les remercions de tout cœur : leurs contributions nous ont été précieuses et nous permettront de conserver ce triple A que constitue pour des associations comme la nôtre l'équilibre des recettes et des dépenses. Il faut continuer puisque la loi fiscale en vigueur nous est encore favorable. Car cet équilibre restera cependant fragile si les abonnements, les achats de livres et de disques ne sont pas là pour nous soutenir.
Nous sommes trop peu à œuvrer vraiment et beaucoup trop absorbés par cette tâche parfois épuisante ? Aussi mon appel se veut solennel. Si une réaction énergique n'a pas lieu, nous devrons ralentir notre action. Tous les talents sont les bienvenus : aide à notre secrétariat parisien, promotion de nos activités, représentation en province, gestion informatique etc.
Merci à vous tous qui continuez à nous faire confiance. Bienvenue aux nouveaux. Et n'hésitez pas à susciter de nouvelles adhésions, c'est vital...
Alors seulement l'an de grâce MMXII sera un annus mirabilis pour Una Voce !
Nous comptons sur vous !
Nous sommes toujours en ce IVe dimanche après l'Épiphanie au temps de Noël dont nous sommes bien loin d'avoir épuisé toutes la richesse liturgique, spirituelle et musicale que nous ne pouvons qu'effleurer, tant elle est dense. Nous pouvons d'ailleurs toujours contempler et adorer l'Enfant Jésus puisque les crèches restent présentes dans nos églises et nos maisons jusqu'au 2 février.
Nous allons donc consacrer cette émission aux répons des matines de Noël qui sont pour la plupart d'authentiques chefs d'œuvre. Voici ces pièces maîtresses de l'office divin, la grande prière de louange et de supplication que l'Église adresse sans cesse à Dieu. Il comprend deux parties, l'office de nuit qui se chante en une seule fois, ce sont les matines, et l'office de jours, qui comporte au contraire de nombreuses heures : les deux grandes heures, laudes le matin et vêpres le soir, et les petites heures qui ponctuent les différents moments de la journée. Tous sont formés essentiellement du chant des psaumes mais ils incluent également des hymnes.
Nous allons nous faire accompagner dans les commentaires de cet office de Noël par dom Joseph Gajard qui nous fournit, dans son ouvrage Les plus belles mélodies grégoriennes, (publié par Solesmes en 1985) un éclairage musical et surtout spirituel exceptionnel.
Nous sommes toujours, selon les
livres liturgiques de 1962, dimanche prochain, au Temps après l'Épiphanie qui
commence au lendemain de l'octave de cette fête et va jusqu'à la Septuagésime
pour le Cycle Temporal, et jusqu'au 2 février, fête de la Purification pour le
cycle sanctoral.
Alors que les fêtes de la
Nativité et de l'Épiphanie, qui tombent toujours le 25 décembre et le 6
janvier, donnent au Cycle de Noël un caractère de grande fixité, le Cycle de
Pâques, essentiellement tributaire de la lune pascale, est nécessairement
mobile. Aussi, lorsque la fête de la Résurrection, qui peut tomber entre les
dates du 22 mars et du 25 avril, est précoce, le 9e dimanche qui
précède et qui est celui de la Septuagésime, empiète sur le Temps après
l'Épiphanie qui, comptant normalement six dimanches, est ainsi parfois réduit à un
ou deux dimanches.
Pardonnez-moi, cher internaute,
j'essaie d'être clair mais le sujet est complexe. Je vais l'exprimer
autrement : nous avons dit que les deux dates extrêmes de Pâques sont le
22 mars et le 25 avril. Si la fête de Pâques tombe à la date la plus
rapprochée, le 22 mars, il n'y aura qu'un dimanche après l'octave de l'Épiphanie
jusqu'à la Septuagésime. Ce fut ainsi en 2008. Dans ce cas, les dimanches omis
(oraisons, épîtres, évangiles) sont remis à la fin de l'année liturgique avant
le 24e ou dernier dimanche après la Pentecôte. Au contraire si
Pâques tombe le 25 avril, il y aura le maximum de six dimanches avant la Septuagésime.
Ce fut le cas en 2011. Il faut toujours, pour votre gouverne, consulter le calendrier liturgique. Notre site vous offre des liens sur des Ordos ou des sites comme
Introibo.
Nous nous situons cette année
dans la moyenne et nous compterons quatre dimanches après l'Épiphanie. Les
chants du 3e dimanche de la messe après l'Épiphanie Adoráte Deum ( vous pouvez les écouter avec d'autres interprètes en cliquant ci-dessous sur Lire la suite) ne seront répétés qu'une
seule fois, ce 4e dimanche après l'Épiphanie.
Dès le jeudi, ce sera le 2
février, marquant la fin du Cycle Sanctoral et le dimanche suivant commencera
le temps de la Septuagésime.
À l'occasion de cette rencontre,
Mgr Athanasius Schneider célébrera une messe selon la forme
extraordinaire du rite romain le dimanche matin à 11h15 à la Chapelle
Notre-Dame du Lys, 7 rue Blomet, 75015 PARIS.
LA FORME EXTRAORDINAIRE ET LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION Bilan de 4 ans d'application du Motu Proprio Summorum Pontificum
Dimanche 15 janvier 2012 de 14 heures à 18 heures
Salle Rossini - Notre Dame de Grâces de PASSY
8 bis, rue de l'Annonciation - 75016 PARIS
(RER C - station Boulainvilliers - métro : Passy ou Muette)
Soutenez cette initiative : dons à l'ordre de REUNICATHO (reçu fiscal par retour)
4, rue du Prieuré - 78100 Saint-Germain-en-Laye -
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
- http://reunicatho.free.fr/
Pour tous renseignements : 06 84 26 71 07
Entre 500 et 600 catholiques franciliens sont venus célébrer
la Sainte Patronne secondaire de la France sur la place Sainte Jeanne
d'Arc dans le 13ème arrondissement de Paris. Cet hommage, organisé par
Civitas le jour du 600ème anniversaire de la Sainte de la Patrie,
marque le début de l'année Sainte Jeanne d'Arc.
La Fraternité de
la Transfiguration
est une communauté religieuse catholique de rit latin (forme extraordinaire).
Elle a son siège à Mérigny, dans le diocèse de Bourges.
Elle a été fondée en 1970 par R.P. Bernard Lecareux. Elle s'efforce de
continuer l'œuvre de MgrVladimir
Ghika dont l'esprit se caractérise par :
- la vie de prière et d'adoration
- la recherche de l'unité
chrétienne pour ramener à l'unique Bercail, la Sainte Église
catholique et romaine, ceux qui s'en seraient éloignés
- le zèle missionnaire pour
travailler à cette unité dans la vérité reçue de l'Église et dans la
charité.
La Fraternité
publie une petite revue mensuelle, La Simandre,
qui contient toujours des réflexions et remarques très souvent des plus
judicieuses dans une rubrique intitulée Nouvelles
de chrétienté. Elles sont rédigées par le Père Damien-Marie sous la forme
d'une série de Non puis de Oui. On lit dans celle du mois de
décembre ces lignes qui demeurent une belle profession de foi...romaine à
laquelle nous souscrivons sans hésiter :
Mme Georges Cerbelaud
Salagnac s’est éteinte, le 14 décembre 2011, à l’âge de 99 ans. Elle était
chevalier de la Légion
d’honneur. La messe de funérailles a été célébrée le mercredi 21 décembre, à
10h30, en l’église de Portsall (Finistère) suivie de l’inhumation au cimetière
de ce village.
Nous voulons lui rendre hommage, et
c’est pour nous l’occasion de faire brièvement l’historique de la naissance de
notre association Una Voce. Les plus
jeunes ou les nouveaux venus dans notre association découvriront que cette
grande dame, née Bernadette Lecureux, a eu une influence déterminante dans la
salutaire et salvatrice réaction de laïcs alors que le Concile Vatican II
n’avait point encore achevé ses travaux.
Les moines du Barroux vous proposent de suivre les offices liturgiques en direct, chantés intégralement en grégorien dans la Forme extraordinaire du rite romain.
Cette initiative a reçu les encouragements de Monseigneur Jean-Pierre
Cattenoz, archevêque d’Avignon. Quatre fois par jour, sur votre iPhone
dans l’application Barroux, ou sur votre ordinateur, vous pourrez vous
unir à la grande prière liturgique de l’Église."
« Parmi les sollicitudes de la fonction pastorale… l’une des
premières est de maintenir et promouvoir l’honneur de la maison de Dieu.
Rien ne doit venir y troubler la dévotion et la piété des fidèles » (Saint Pie X)
Le culte mal chanté désenchante les âmes. C’est pourquoi nous
voulons après la fête de sainte Cécile plaider en faveur du grégorien
qui le mieux comble les âmes
La marche organisée ce dimanche 11 décembre par l’Institut Civitas entre la
place de l’Alma et le Rond-Point des Champs-Élysées a rencontré un vif
succès. Pour vous en convaincre regardez le reportage photo présenté par La Porte Latine
Sans prétendre intervenir dans les négociations doctrinales entre la FSSPX
et le cardinal Levada, ni même les commenter, on peut s’arrêter à
quelques observations générales sur l’état de l’Eglise, formulées par
Mgr Bernard Fellay dans sa grande interview du 28 novembre.
Plongez un Christ dans l’urine, il y verra de jolis reflets.
Exhibez des acteurs nus, il y verra le jardin d’Éden.
Tartinez le visage du Christ d’excréments, il y verra un beau chemin de croix.
Une fidèle abonnée vient de nous adresser une bouleversante vidéo, qui n'est pas récente mais demeure toujours émouvante. Elle nous vient d'outre-Atlantique, de la Belle Province. Nous n'attendons pas la fête du Sacré-Cœur pour vous la proposer...
À voir et à écouter ICI ; jusqu'au bout sans interruption !
"...Il est prêt à nous ouvrir Son Cœur pour nous établir en Lui pour l'Éternité bienheureuse. Merci Seigneur!"
Mgr Lagrange racontait naguère que les jeunes qui découvraient la
messe traditionnelle lui en parlaient comme d’une nouvelle messe, au
sens où ce rite était nouveau pour eux. C’est un peu ce type de
réflexion que Mgr Bux, consulteur de plusieurs congrégations romaines et
professeur de liturgie, redit aujourd’hui, à l’heure du motu proprio.
Ces propos sont rapportés par la dernière lettre de Paix liturgique
qui met en évidence que pendant que certains clercs (évêques compris)
constituent une arrière-garde freinant autant que possible l’application
du motu proprio, la jeune génération, clercs et laïcs confondus, s’y
montre plus favorable.
La Fœderatio
Internationalis Una Voce a tenu de nouveau son
Assemblée Générale biennale à Rome, ville ô combien symbolique, les 5 et 6
novembre 2011. Permettez-nous de vous donner à chaud notre réaction. Elle est
sincèrement enthousiaste. La
Fédération compte désormais 57 associations représentant 37
nations. Les nouvelles formations agrégées à la FIUV étaient représentées par des jeunes aux
visages rayonnants. C'est pour nous une belle et légitime raison de nourrir
l'espérance, en ces temps troubles et menaçants !
Quelle joie de voir apparaître ces forces vives,
fidèles à la foi reçue de nos pères, à cette liturgie latine et grégorienne, à
la messe catholique, véritable sacrifice rédempteur renouvelé sur l'autel, et
non simple mémorial !
Nous sommes loin de l'image de ces
« nostalgiques du passé » que l'on nous a collée avec dédain et
condescendance pendant des décennies ; avec peut-être aussi l'intention de
nous marginaliser.
L'usus Romanus
antiquior est plus vivant que jamais malgré tous les freins dont on l'a
entouré.
Les temps semblent avoir changé. Nous sommes de
moins en moins les fils mal aimés et dédaigneusement rejetés. « L'expérience
de la Tradition »
est désormais irréversible.
C'est ce que nous avons vu dans le sourire de la
jeune représentante japonaise - joliment prénommée Bernadette et fière de
l'annoncer ! - ou dans les propos exprimés en un français fort honorable
par une étudiante russe préparant un doctorat à Genève !
Chers amis, un tel bain de jouvence fait grand bien...
et c'est d'excellent augure pour la Fédération et son avenir.
Deo juvante, ad multos annos !...
Jacques Dhaussy &
Patrick Banken, respectivement Président
d'honneur et Vice-président de la FIUV.
Notre site n'a point pour habitude de traiter de politique en général ni de problèmes de société en particulier mais l'excellent bulletin d'André Noël que nous venons de lire aborde un point intéressant, et comme vous allez le constater, d'où la liturgie n'est pas loin !
Voici le dernier ouvrage de chants publié par l'association Sacra Musica. Il est en vente ici même sur notre boutique en ligne. Il mérite vraiment ses 28 euros. Si vous avez un doute, voici ci-dessous en toute objectivité ce que nous pouvons en dire.
Ce long texte
du Père Daniel Ange, qui se lit pourtant d'une traite, est à diffuser
autour de nous : "Pauvres
fans du gender ! Soyez logiques, allez jusqu'au bout de vos thèses.
Pendant que vous y êtes, supprimez aussi les admirables différences
complémentaires des grandes races humaines. Naître Asiatique
ou Africain noir : intolérable, discrimination imposée par la nature.
Proposez aux petits camerounais de devenir blancs, à la petite Chinoise
de devenir noire. Hormones, chirurgie faciale et ça y est. Enfin libre
de choisir ma race, ma physionomie. Et si un petit anglais veut le
facies slave : no problem. Tout est possible. Paradoxe :
vous ne supportez pas cette horrible, injuste, stupide « nature ».
Rien n'est naturel (surtout pas l'hétérosexualité ! au mieux :
l'homosexualité), rien n'est définitif, rien n'est immuable. Mais en
même temps, vous êtes écolos : vous respectez la nature, que tout soit
bio, c'est-à-dire, justement naturel. En plus, ça rapporte !
Mais alors, soyez logiques : supprimez les odieuses différences chez
animaux et végétaux, qui aussi se reproduisent par bi-polarité. Ou
faut-il dire la coq et le poule ? Quelle discrimination ! Le coq qui
féconde la poule : odieuse domination ! Pour échapper à
votre stupide nivellement, je devrais être une biche. Au moins, on
respecterait ma nature, mon espèce et mon sexe. Heureusement que les arbres n'ont pas de tendances sexuelles, et qu'on les classe d'après ce qu'ils sont. Bref, l'écologie, le bio dans tous les domaines, sauf celui de l'humain. (...)
Des administrateurs et des adhérents d'Una Voce étaient présents ce vendredi 7 octobre, fête de Notre-Dame de Saint Rosaire, pour la bénédiction abbatiale de Dom Jean Pateau, nouveau père abbé de l'abbaye de Fontgombault, intronisé par Mgr Armand Maillard, archevêque de Bourges, diocèse où se trouve l'abbaye berrichonne (photo ci-dessus).
De nombreux prélats avaient fait le déplacement, comme le montrent les deux photos suivantes.
Ci-dessus, le Padre Darovis et le servant de messe Javier L. à la fin de la célébration de la messe Saint Pie V.
Cela se déroule, divine surprise, à La Havane, sur l'île de Cuba !
La Fœderatio
Internationalis Una Voce (FIUV) vient d'accueillir quatre
nouveaux pays :
Una Voce Albaruthenia (Biélorussie)
Una Voce Natal (Brésil)
Una Voce Cuba (Cuba)
Una Voce Ucraina (Ukraine)
L'Association Una Voce France est
représentée au Conseil d'Administration de la FIUV et a dûment participé aux nombreux échanges
qui ont eu lieu entre le Président Leo Darroch et les administrateurs pour
harmoniser notamment les statuts proposés avec les critères que la Fédération
Internationale s'est fixés depuis l'origine.
Una Voce aux Journées de la Tradition à Grand’ Maisons
L'association Una Voce était présente cette année aux Journées de la Tradition ces 1 et 2 octobre au Domaine de Grand’ Maisons à Villepreux, près de Versailles. Nous y avons reçu un chaleureux accueil et rencontré nombre d'adhérents, lecteurs, auditeurs ou simplement sympathisants. Nous avons discuté avec une foule d'intervenants dont Jeanne Smits, directrice de la rédaction du quotidien Présent. Voici le texte qu'elle a fait paraître dans son journal du 3 octobre sur ses impressions que nous partageons.
Nos amis du sud-ouest de la France ont eu l’excellente
idée d’organiser un rassemblement Una
Voce, le dimanche 4 septembre dernier, dans le Tarn. C’est à Rabastens,
étonnant bourg de 4000 âmes aux richesses médiévales insoupçonnées que commença
la visite guidée. Constance de Ligondès nous mena par les rues de ce paisible
village du Gaillacois, sur les traces du légendaire Gaston Febus ou des riches
marchands aux somptueuses demeures.
Puis nous nous retrouvâmes au
château de Saint Géry tout proche. Construit à partir du XIIIe
siècle, nous eûmes l’honneur et le privilège d’être cette fois guidés par les
propriétaires. L’éminent professeur Jean de Viguerie a d’étroits liens de
parenté avec eux. Membre de notre Comité d’honneur, il est toujours prêt à nous
apporter sa précieuse contribution. Il était présent et nous exposa brillamment
les origines historiques de ce très beau château qui vit y séjourner le
cardinal de Richelieu – la chambre aux tentures pourpres où il dormit est
émouvante – ou le marquis de Lapérouse.
Statue de saint Ignace d'après son masque mortuaire authentique photographiée par nos soins en la maison natale de Loyola au Pays Basque.(août 2011)
UNA VOCE AUX JMJ !
Comme nous vous l'avions annoncé
dans le numéro 279 de mai-juin de notre revue, notre association a répondu présent à une demande de Juventutem qui œuvre pour promouvoir la
liturgie de rit catholique tridentin aux Journées Mondiales de la Jeunesse.
Nous nous sommes déplacés lors de
la préparation spirituelle qui eut lieu du 9 au 15 août, dans le Pays Basque
espagnol, dans le diocèse de Bilbao.
Le programme était très dense et
avait pour but d'approfondir le thème des JMJ « Enracinés et fondés dans
le Christ, affermis dans la foi ».
Nous avons pu participer à
certaines sorties avec ces jeunes catholiques dont on ne pouvait que louer
l'enthousiasme communicatif qui n'équivalait jamais à un relâchement débridé.
Leur tenue fut toujours exemplaire et leur attitude lors des offices religieux toujours empreinte d'un admirable et respectueux recueillement.
Notre
association Una Voce, qui commence à
préparer les célébrations du cinquantenaire de sa création, ne peut que saluer
de façon expressément laudative la parution de ce très important ouvrage. Nos
prédécesseurs – et tout particulièrement M. Yves Gire – ont tous été de près ou
de loin impliqués dans l’œuvre de diffusion du chant grégorien si vaillamment
menée par la Schola Saint
Grégoire.
Nous avons
toujours affirmé haut et fort qu’il convenait de se former à la prière chantée
de l’Église si l’on désirait qu’elle ne disparaisse pas de nos paroisses, ou
même souvent et tout simplement, qu’elle y revienne !
Ce chant liturgique
n’est pas en soi difficile et il n’est nullement réservé à une élite, mais il
ne s’improvise pas et exige une formation à laquelle convie cet ouvrage à but
pédagogique évident. Chacun pourra ensuite trouver sa place entre
l’interprétation des Kyriale, Credo et autres Asperges me jusqu’aux graduels et offertoires plus délicats au sein
d’une schola avec répétitions hebdomadaires.
"Majesté, le Pape s’est senti bien en Espagne ! Les
jeunes participants de ces Journées mondiales de la Jeunesse, ont été
eux-aussi très bien accueillis par tant de villes et de localités
espagnoles qu’ils ont pu visiter avant de participer à ces Journées.
[...] L’Espagne est une grande nation qui, dans un vivre ensemble sain,
ouvert, pluriel et respectueux, sait et peut progresser sans renoncer à son âme profondément religieuse et catholique.
Cela a été manifesté une nouvelle fois ces jours-ci en démontrant sa
capacité technique et humaine dans une entreprise de haute
transcendance et de grand avenir, comme l’est celle de faciliter à la jeunesse son enracinement dans le Christ-Jésus, le Sauveur. [...]
Le Père Abbé de l'abbaye Notre-Dame de
Fontgombault, dom Antoine Forgeot, grand ami d'Una Voce depuis sa création, a démissionné de sa charge d'abbé pour raison d'âge. L'élection du prochain abbé de Fontgombault a eu lieu le 18 août : il s'agit du père Jean Pateau.
Troisième Père abbé de Fontgombault,
après dom Roux et dom Roy, dom Antoine Forgeot fut élevé à la charge
abbatiale en 1977, après le décès soudain de dom Jean Roy. Dom Antoine
Forgeot a continué dans la voie tracée par ses deux prédécesseurs,
essayant à une époque difficile une via media de fidélité au
Saint-Siège et à la tradition monastique et ecclésiale. C'est en 1974
que Fontgombault accepte finalement de célébrer la nouvelle messe (en
latin, même pour les lectures et en grégorien, célébrant tourné vers le
Seigneur, etc. ).
Dès 1984, quand le premier indult de
Jean-Paul II autorise la célébration de la messe traditionnelle à
certaines conditions, Fontgombault profite de cette porte ouverte pour
célébrer à nouveau selon les livres liturgiques traditionnels. L'abbaye
n'obtient alors que la permission de célébrer les messes basses selon
cette forme liturgique, messes basses qui n'avaient pas été abandonnées
dans cette abbaye au profit de la concélébration généralisée. Puis, en
1988, c'est le retour à l'ancien rite même pour la messe conventuelle.
Fontgombault n'avait cependant pas abandonné le bréviaire monastique
traditionnel ni les anciens usages de la congrégation de Solesmes à
laquelle elle appartient.
Deux nouveaux scandales antichrétiens conduisent l’Alliance
générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et
chrétienne à engager des actions, traduisant l’indignation des
chrétiens de manière concrète. La provocation « Tous en Cène » du
quotidien Libération était même si ignoble que de
nombreux lecteurs du quotidien, peu suspects d’être chatouilleux à
propos du catholicisme, ont réagi de manière fermement négative. Pour ce
qui est de Gólgota picnic, pièce blasphématoire de
l’Hispanique Rodrigo Garcia qui est programmée en France pour la fin de
l’année, elle mobilise également depuis plusieurs jours l’Institut
Civitas qui consacre sa session de formation d’été, du 29 au 31 juillet à
Châteauroux, à la christianophobie (www.civitas-institut.com).
Voici donc les deux communiqués annonçant l’action de l’AGRIF.
Vous n'êtes pas vraiment concerné, cher internaute, qui pouvez écouter nos émissions Chant grégorien, prière chantée sur ce présent site en cliquant sur le bouton Chants de la messe dans le bandeau supérieur, mais nous portons toutefois à votre connaissance qu'à partir du dimanche 24
juillet inclus, les horaires de diffusion de cette émission du dimanche
matin sur Radio Courtoisie seront modifiés :
7:00
- 8:00 (au lieu de 6:00 - 7 :00) et 11:00
- 12:00 (au lieu de 10 :00 - 11 :00)
Pas de changement pour la diffusion dite anticipée du vendredi à 23h
Radio Courtoisie
61 boulevard Murat - 75016 Paris
Téléphone : 01.46.51.00.85 | Télécopie : 01.46.51.21.82
Radio Courtoisie en modulation de fréquence (MHz)
Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg,
87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.
Radio Courtoisie par satellite :
Sur le bouquet satellite Canalsat (canal 179 pour
la mosaïque des radios et canal 496 pour l'accès direct à Radio Courtoisie).
Sur le bouquet satellite TNT Sat
Radio Courtoisie refuse toute ressource publicitaire. Aidez-la à demeurer
libre, adhérez à son association :
par chèque,
par prélèvement
automatique, sur simple demande écrite ou téléphonée,
par Internet, avec une
carte bancaire (cliquer sur « Faire un don » sur son site )
Leo Darroch, président de la Fédération Internationale Una Voce, nous a communiqué, le 26 juin dernier, la lettre suivante :
Chers amis,
Aujourd’hui, j’ai envoyé une lettre en votre nom
à Sa Sainteté pour lui transmettre nos félicitations à l’occasion du 60e anniversaire de son
ordination sacerdotale. C’est un accomplissement magnifique pour tout
prêtre et certainement un instant digne d’être célébré.
J’ai
écrit que Sa Sainteté était un exemple en paroles et en actions pour tous les
prêtres et que sa ténacité en
matière de foi et de liturgie était une source d’encouragement pour le clergé
aussi bien que pour les laïcs. J’ai mentionné tout particulièrement que la
promulgation de Summorum Pontificum puis
de
Universae Ecclesiae était une
vraie source de joie pour ceux qui chérissent les traditions de
notre Mère la Sainte
Église...
Le Motu proprio Summorum Pontificum entend offrir à tous les fidèles catholiques la liturgie romaine dans l’usus antiquior,
en la considérant comme un trésor précieux à conserver. Dans ce but, il
entend garantir et assurer à tous ceux qui le demandent l’usage de la
forme extraordinaire et ainsi, favoriser l’unité et la réconciliation
dans l’Église.
Les mélodies
grégoriennes sont nées de la contemplation surnaturelle, jaillies du
cœur des
saints en plein commerce avec Dieu, sous la lumière de foi (Dom
Gajard)
Nous ne cesserons de le répéter.
Le chant grégorien est exigeant et ne souffre pas d'être médiocrement
interprété.
À l'heure où de plus en plus
d'églises accueillent, grâce à notre Saint-Père Benoît XVI, des messes
célébrées selon la forme extraordinaire du rit romain (livres liturgiques de
1962) il devient impérieux pour certains (futurs) choristes de se former à la
pratique de ce chant.
La Schola Saint Grégoire du Mans, tout au long de l'année, assure
des sessions de formation à l'intention des choeurs monastiques, les séminaires
ou des chorales paroissiales qui en font la demande.
Notre association Una Voce a depuis de nombreuses années entretenu des liens privilégiés avec l' Académie Internationale de Musique Sacrée, plus connue sous le nom de
Schola Saint Grégoire. Nous nous faisons un plaisir de vous rappeler, ou peut-être de vous apprendre, que tout au long de l'année, elle assure des sessions de formation à l'intention des choeurs monastiques
ou des chorales paroissiales qui en font la demande. À noter sur vos agendas :
LA
CHAPELLE-MONTLIGEON : du samedi 23 juillet au samedi 30 juillet 2011
Stage ouvert à
tous, une semaine de travail dans une atmosphère et recueillement et de prière
En raison du Jubilé de la Première Messe célébrée à la Basilique de Montligeon (du 31 mai au 16 novembre 2011) et de l’affluence prévisible, il est très fortement conseillé de ne pas tarder à s’inscrire...
Benoît XVI rappelle l’importance du grégorien et
de la polyphonie
Le quotidien La Croix nous annonce que, dans une lettre rendue publique mardi 31 mai et envoyée au grand
chancelier de l'Institut pontifical de musique sacrée, le cardinal Zenon
Grocholewski, à l'occasion des célébrations du centenaire de la
fondation de cet Institut, Benoît XVI déplore que le chant grégorien et
la polyphonie soient parfois négligés au sein de l'Église.
« La
polyphonie en particulier dans les cathédrales et le chant grégorien,
modèle suprême de musique sacrée, font partie du patrimoine
historico-liturgique de l'Église », rappelle le pape
Benoît XVI regrette en particulier que ces éléments, repris dans la constitution Sacrosanctum Concilium
du concile Vatican II, soient « considérés comme l'expression d'une
conception répondant à un passé à dépasser et à négliger » et perçus
comme « une restriction de la liberté et de la créativité de l'individu
et des communautés ».
La dernière Instruction papale Universæ Ecclesiæ, rendue publique le 13
mai 2011, nous confirme que notre association avait fait le
bon choix dans cette lutte contre les graves abandons qui ont désacralisé – et
c’est trop le cas de nos jours – les saints offices religieux.
Cette instruction romaine est la conclusion
logique du Motu Proprio Summorum
Pontificum du 7 juillet 2007, après le bilan de trois ans, conformément au
souhait de Benoît XVI dans sa lettre d’accompagnement de ce Motu Proprio.
Vous savez que la Fédération
Internationale Una Voce a chaque année contribué à établir ce
bilan. Nous avions souligné sans ambiguïté les difficultés de l’application de
ce document auprès de la majorité des évêques. Universæ Ecclesiæ voit ainsi son pouvoir renforcé car elle
pourra juger en tant que supérieur hiérarchique.
Nous ne sommes pas dupes. Le document
comporte des faiblesses, des imprécisions qui risquent de compromettre
l’efficacité de certaines applications pratiques.
Il conviendra d’observer, dans les mois à
venir, si toutes les dispositions se révèlent aussi prometteuses qu’elles
paraissent à leur lecture.
Il n’en demeure pas moins que cette
Instruction sur l’application de la
Lettre apostolique Summorum
Pontificum donnée motu proprio data
par sa Sainteté le pape Benoît XVI (tels sont les termes employés) restera
comme un jalon important dans le redressement doctrinal et disciplinaire que
notre association appelle de ses vœux depuis sa création.
Voici la traduction, assurée par Mme Claudine Deshayes, notre Déléguée à la Communication à Una Voce France, du rapport et des commentaires de Leo Darroch, Président de la FIUV, la Fédération Internationale Una Voce.
La présence de Mgr Aillet est un signe encourageant pour les
catholiques de France sensibles à la liturgie traditionnelle de
l’Église. Elle confirme que le texte de Benoît XVI a bel et bien fait
tomber un tabou et réparé une longue injustice
Le P. Lombardi décrypte l'Instruction Universae Ecclesiae.
ROME, Vendredi 13 mai 2011 ( ZENIT.org ) - Trois ans après la publication en 2007 du Motu Proprio Summorum Pontificum pour permettre la célébration de la forme « extraordinaire » du rite romain, le Vatican a rendu publique, le vendredi 13 mai 2011, l'Instruction Universae Ecclesiae, destinée à préciser et à faciliter l'application du Motu Proprio.
Dans
une note synthétisant cette Instruction, le P. Federico Lombardi,
directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, évoque un texte « d'un
grand équilibre », qui entend favoriser « l'usage serein » de la forme
extraordinaire du rite romain pour les prêtres et les fidèles « qui en
ressentent le sincère désir pour leur bien spirituel ».
Ce texte
insiste aussi sur « l'esprit de communion ecclésiale qui doit être
présent chez tous - fidèles, prêtres, évêques » et ce afin que « la
finalité de réconciliation, ainsi présente dans la décision du
Saint-Père, ne soit pas empêchée ou freinée, mais favorisée et
atteinte ».
Ce document, qui émane de Commission Pontificale
« Ecclesia Dei », a été signé de son président le cardinal William
Levada, et de son secrétaire, Mgr Guido Pozzo. Il a été promulgué « en
vue de garantir la correcte interprétation et la juste application » du
Motu Proprio Summorum Pontificum.
Durant ces trois années
qui séparent de la promulgation du Motu proprio, les évêques ont été
invités à écrire au Saint-Siège si de « sérieuses difficultés »
d'application de Summorum Pontificum apparaissaient.
L'Instruction porte donc en soi « le fruit de la vérification triennale
de l'application de la loi, qui avait été prévue depuis le début »,
estime le père Lombardi.
« Le document est présenté dans un
langage simple et de lecture facile », précise encore le directeur du
Bureau de presse du Saint-Siège.
Après une brève histoire du
Missel romain, la finalité du Motu proprio est confirmée autour de trois
points principaux :a) offrir à tous les fidèles la Liturgie Romaine
dans son usage le plus ancien, considérée comme un précieux trésor à
conserver ; b) garantir et assurer réellement, à ceux qui le demandent,
l'usage de la forma extraordinaria ; c) favoriser la réconciliation au sein de l'Eglise (cf n. 8).
La librairie, au cours de son histoire a sûrement aidé à la diffusion du chant grégorien
par la vente des livres au XIXe siècle. Aujourd'hui, elle joue toujours
ce rôle auprès d'une clientèle de plus en plus nombreuse. Dans les rayons de la librairie, de nombreux CD peuvent vous
permettre de découvrir tous les aspects de ce trésor musical séculaire.
Dominique Fournier, le responsable du rayon pourra vous conseiller judicieusement car c'est un bon connaisseur comme il vient de le prouver en établissant un dossier spécial sur la prière chantée de l'Église dont voici quelques extraits. Le reste est à découvrir sur le site de La Procure .
Universal Classics éd. 2011 - payé 17,99 € les 2 CD en hypermarché
Voici un double CD qui bénéficie
d'une puissante campagne publicitaire et sans doute avez-vous déjà pu en
apprendre son existence.
C'est de nouveau Universal Classics,
qui après le succès du CD des « Sœurs » du Barroux qui suivait celui
des moines autrichiens de Heiligenkreuz, semble continuer à vouloir surfer sur
la vague qui soulève le chant grégorien. Inutile de chercher les motivations
réelles et réjouissons-nous de ces incontestables succès populaires.
L’affaire « Piss Christ » n’est pas terminée. Alors que l’AGRIF
continue de se battre sur le front judiciaire, l’Institut Civitas remet
la pression sur les autorités politiques. Fort de la mobilisation de
1 500 personnes qui ont marché et prié dans les rues d’Avignon, samedi
dernier, avec l’abbé Régis de Cacqueray, supérieur du district de France
de la Fraternité Saint-Pie X, et d’une pétition qui en peu de temps a
recueilli plus de 85 000 signatures, son président, François de
Penfentenyo, a adressé une lettre à Claude Guéant, ministre de
l’Intérieur et ministre des Cultes, que nous reproduisons ci-dessous. La
ténacité, dans cette affaire, est une vertu – car même en cas de
défaite, c’est la réalité de la mobilisation des catholiques qui restera
dans les esprits.
Nous n’évoquerons pas ici les décisions rocambolesques de l’évêque d’Évreux,
qui font que même ses amis doutent, comment dire, de son bon sens : le
pauvre homme a annoncé rien moins que l’excommunication du curé et des
paroissiens, puis a déclaré que le malheureux curé avait de lui-même
cessé – latae sententiae ! – d’être en communion avec lui…
parce qu’il continuait à loger dans son presbytère. Mais en dehors de
ces gesticulations épiscopales, dignes d’être « montées » au petit
théâtre du jardin du Luxembourg, ce qui intéresse au premier chef Paix
liturgique, c’est le résultat pastoral concret de toute cette affaire.
Or, un mois après le retrait du curé Francis Michel dans son presbytère
et l’arrivée de la nouvelle équipe imposée par Monseigneur Nourrichard, c’est un vrai désastre.