Dites à l’ange qui nous frappe : arrête ton bras !… (2R 24,16) !

Le Conseil d’État a rejeté samedi 7 novembre le recours contre l’interdiction de cérémonies religieuses publiques durant le confinement.
L’évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet, pose la question pertinente : Est-il possible d’aller faire célébrer une messe chez Leroy-Merlin, ouvert dimanche matin, alors que les fidèles ne peuvent aller à la messe ? (Journal local La Semaine du Pays basque en date du 13 novembre).

► Si vous êtes privés de célébration de messe en cette période de “reconfinement”, cliquez sur le lien en haut de cette page et ensuite sur le curseur de l’émission complète commentée des chants de cette messe et de l’Ordinaire interprétés par une schola monastique rare que je vous laisse découvrir !

En attendant le retour de nos messes, nous nous invitons à ouvrir vos missels à la page des messes votives, que l’on peut faire dire par un prêtre, ou à défaut lire chez soi. Le Feder de 1955 rappelle encore qu’il s’agit de la messe de la Sainte Trinité le lundi, des Anges le mardi, de saint Joseph ou des Apôtres le mercredi, du Saint Esprit, du Saint Sacrement ou de Jésus Souverain Prêtre le jeudi, de la Sainte Croix ou de la Passion le vendredi, de la Sainte Vierge le samedi.

Les missels d’avant-guerre donnaient une messe votive, la messe Recordare pour temps de mortalité ou de peste (Pro vitanda mortalitate vel tempore pestilentiae). Le Livre des Rois qui fournit son texte à l’introït est une magnifique supplique : « Souvenez-vous, Seigneur, de votre alliance, et dites à l’ange qui nous frappe : arrête ton bras !… (2R 24,16) ». Et si vous chantez cette pièce ou l’écoutez, vous aurez une lumineuse illustration d’un 4e mode, extatique à souhait, exprimée par une mélodie presque immobile, horizontale. Le pécheur ose à peine lever les yeux au ciel !

Cette messe fut appelée sous Pie XII, « pour les temps d’épidémie ». Le Père Feder la commente ainsi : « La menace de mort que certaines épidémies font parfois peser sur tout un peuple doit nous rappeler qu’il y a des péchés collectifs, comme des épreuves collectives. Il faut que la cité entière revienne à Dieu et se rassemble autour du sacrifice de Celui qui est mort pour expier les péchés du monde ».

Comme vous l’avez constaté, notre n°328 était accompagné d’un disque illustrant les huit modes grégoriens, la prière chantée que notre association contribue à promouvoir *. Dans ce but, nous l’avions adressé à plus de 2 000 paroisses. Cette action prévue de longue date, s’ajoutant à la chute des recettes liée à la pandémie, a grevé notre budget. Nous vous encourageons donc très vivement à ne point attendre l’extrême fin de l’année pour vous réabonner, abonner des proches, voire faire un don défiscalisé.   Oui, que ceux qui le peuvent nous soutiennent en cette période de crise grave par un abonnement à la revue ou un don. Nos ressources sont constituées à 40% de ces dons.

* Cette revue et son CD ont beaucoup intéressé. C’est pourquoi nous en ferons cadeau (revue et CD) à ceux qui s’abonneront avant le 25 décembre pour la première fois ou à ceux qui offriront pour Noël un abonnement nouveau à une personne de leur choix.
Notre objectif : faire connaître le chant grégorien et inviter à s’y former ! Rejoignez-nous !

Aidez-nous à transmettre ! Contactez-nous par ce site web, par téléphone au : 01 42 93 40 18 ou par voie postale :
Una Voce  45 avenue Aristide-Briand   
92120 Montrouge

 

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