Una Voce en exploration diocésaine…

Au cours de sa séance de décembre 2017, notre Conseil d’administration a décidé d’étendre son action en direction des diocèses de France. Nous faisons le constat suivant :

  • le Concile Vatican II dit formellement que le chant grégorien « a la première place dans la liturgie »
  • toutes les paroisses se réclament du Concile
  • mais la grande majorité d’entre elles ignorent cette prescription du Concile
  • cette ignorance est subie par la majorité des paroissiens, et non pas désirée par eux
  • la question du chant grégorien peut de nouveau être discutée sereinement dans beaucoup de paroisses

Una Voce considère donc que son action en faveur de l’Art sacré n’est plus sujette aux restrictions que l’on a connues à la fin du XXe s.

C’est pourquoi nous avons décidé d’explorer les diocèses. Cette action se déroule en deux temps :
• 1) établir les bases d’un réseau relationnel par diocèses
• 2) utiliser ces réseaux pour proposer toute action de redécouverte du chant grégorien par les paroisses, et des préconisations de l’Église à ce sujet.

Pour atteindre ses objectifs, Una Voce active son réseau de correspondants locaux.

Vous voulez faciliter cette exploration d’Una Voce ? Vous connaissez des personnes intéressées, prêtres diocésains et laïcs impliqués dans les paroisses ? Vous pensez même pouvoir contribuer activement  à notre action ? Consultez l’annuaire de nos correspondants locaux !

Ce plan d’action d’Una Voce, qui a été créée pour promouvoir l’Art sacré, s’inscrit dans cette réflexion du Pape émérite Benoît XVI à propos du nouveau Missel : « C’est un malheur, à mon avis, d’avoir donné l’impression qu’il s’agissait là d’un livre nouveau, au lieu de replacer l’ensemble dans l’unité de l’histoire liturgique. Je crois donc qu’une nouvelle édition devra montrer et dire clairement que le missel de Paul VI n’est rien d’autre qu’une version nouvelle du missel auquel avaient déjà travaillé saint Pie X, Urbain VIII, saint Pie V et leurs prédécesseurs en remontant jusqu’à l’Église primitive. » (Joseph Ratzinger « La Célébration de la Foi », Téqui, 1985, p.84-85).

Una Voce agit donc dans le sens de l’unité de l’Église, à travers l’espace et le temps. Ce faisant, notre association s’inscrit dans la tendance des jeunes générations de catholiques, lesquels n’éprouvent aucunes réticences à l’égard du chant grégorien.

Il faut bien reconnaître, cependant, que cette nouvelle action d’Una Voce implique, de la part des correspondants locaux, des démarches inhabituelles et des approches différentes. C’est pourquoi cette action s’inscrit dans le moyen terme, et que les conclusions seront longues à venir.

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