Pour les chefs de chœur et choristes
Émission complète
est diffusée trois fois par semaine sur Radio Courtoisie.
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Ce sont les moines de l’abbaye de Solesmes, dirigés en juin 1958, qui chantent les cinq pièces de la messe de la Toussaint dans les fichiers audio consacrés aux choristes (sans les commentaires) et les séminaristes de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre de Gricigliano en Toscane, soixante ans plus tard, en mars 2018, dans l’émission complète ci-dessus. Il est en vente sur notre Boutique en ligne ICI. Les séminaristes ont enregistré un nouveau disque en 2021 intitulé Sursum Corda et également en vente à Una Voce ICI.
Bonne écoute ! Ut in ómnibus glorificétur Deus…

Dimanche 1er novembre 2026
In Festo omnium Sanctorum
Fête de tous les Saints (Toussaint)
Blanc – 1re classe
La Toussaint, c’est la fête du Ciel. L’Église honore en ce jour tous les hommes qui nous ont précédés et qui ont déjà mérité la récompense éternelle. Parmi eux il y a les saints canonisés que l’on connaît mais aussi tous les autres que l’on ne connaît pas, cette foule immense que personne ne peut dénombrer, dont parle l’Apocalypse.
– Rappelons qu’il vous suffit de cliquer sur Émissions & MP3 dans le bandeau de la partie supérieure de la page d’accueil. Le compteur de ce site nous apprend que vous êtes très nombreux à en profiter et nous nous réjouissons que puisse ainsi rayonner la louange divine. Sachez toutefois que nous ne pouvons compter que sur votre aide matérielle pour faire face à nos inévitables frais (achat de disques, de matériel audio, informatique…)
Je vous propose comme annoncé d’écouter cette messe dans l’interprétation de l’ « Institutum Christi Regis Summi Sacerdotis » de Gricigliano, en Toscane (Italie). Le disque intitulé Gaudeamus omnes nous donne à entendre les cinq pièces du Propre de cette messe de la Toussaint du 1er novembre, le Kyriale VIII bien connu en paroisse (La « Messe des Anges »), l’office des complies du dimanche et enfin toutes les antiennes mariales.
L’interprétation suit la traditionnelle méthode dite de Solesmes que la Schola Saint-Grégoire du Mans enseigne au séminaire depuis de nombreuses années par des stages réguliers. L’articulation est dynamique à souhait et l’on est loin du chant de trop nombreuses chorales paroissiales qui, le plus souvent, allongent les notes épisémées, les salicus, et alourdit ainsi désespérément le tempo.
Nos séminaristes devenus desservants de lieux de culte sauront donner charitablement quelques bons conseils à certains chefs de schola !
► Vous pourrez lire l’étude complète de ce disque à la fin de cette page

► Introït : Gaudeámus
Nous nous réjouissons en leur compagnie de la victoire qu’ils ont remportée. C’est ce que chante l’introït de la fête, le célèbre Gaudeámus.
Son texte n’est pas tiré de la Sainte Écriture. Il a été composé pour la fête de sainte Agathe, le 5 février, puis il a été repris pour d’autres fêtes, notamment certaines fêtes de la Sainte Vierge. Sa mélodie très joyeuse et pleine de grands élans convient tout à fait pour nous unir à la joie des anges et de tous les saints du paradis.
Cet introït est le même que celui de la fête de Notre Dame du Très Saint Rosaire que nous vous avons passé le 7 octobre. Il suffit de remplacer les mots « Maríæ Vírginis » par « Sanctórum ómnium », c’est-à-dire « tous les saints » et le 1er verset du psaume 44 par celui du psaume 32.
Exsultáte justi in Dómino : rectos decet collaudátio.
Justes, exultez dans le Seigneur, la louange convient aux cœurs droits.
La première partie du disque compact utilisé ne surprend pas avec les chants de la messe In Festo omnium Sanctorum et la messe VIII dont les pièces sont placées dans l’ordre du déroulement de cette solennité et correspondent bien à la joie que la fête exprime. Nous allons les écouter de la sorte.
Le Kyrie choisi est en revanche plus étonnant. Il s’agit bien du VIII, mais ad libitum, sous-titré Firmator sancte. Le choix est des plus judicieux. Tout d’abord parce que cette pièce est fort peu connue. Solesmes l’avait enregistrée en 1975 mais il n’y avait déjà plus à cette date que les deux invocations pour les Kyrie et Christe. Il faut chiner chez les brocanteurs pour trouver le disque vinyle 33T des moniales d’Argentan consacré à la Fête de la Purification. Les bénédictines étaient dirigées en septembre 1964 par Dom Gajard.
Ce Kyrie ad libitum ne revêt pas l’aspect « moderne » du VIII, de composition plus récente, et qui ne serre guère le texte qu’il chante parce que trop… charmant, dans son joyeux 5e mode.
Le VIII ad libitum est en 6e mode, un mode certes « majeur » mais plus concluant, plus recueilli, plus serein.
Il faut écouter ce magnifique Kyrie, hélas un peu trop inhabituel pour être introduit en paroisse. Il est ravissant de fraîcheur, de spontanéité. L’humilité qui s’exprime dans la première invocation laisse place à une belle montée dans la deuxième puis à une intense supplication dans la dernière.
Que les chanoines de l’Institut soient remerciés d’avoir exhumé cette pièce magistrale d’où transparaissent la pureté, la candeur, la confiance et la piété !
► Graduel : Timéte Dóminum omnes sancti ejus
C‘est le seul chant de la messe de cette fête qui soit tiré d’un psaume, le psaume 33, chant de louange envers la bonté du Seigneur, un des plus utilisés dans la liturgie. Timéte Dóminum omnes sancti ejus quóniam nihil deest timéntibus eum. Craignez le Seigneur, tous les saints, car rien ne manque à ceux qui le craignent Et le verset : Inquiréntes autem Dóminum non defícient omni bono. Ceux qui cherchent le Seigneur ne manqueront d’aucun bien. Il ne s’agit pas ici de crainte au sens moderne de peur, mais d’un adoration pleine de soumission à la volonté divine. D’ailleurs le verset précédent du psaume, que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises, disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Quant aux saints, il s’agit dans le psaume des fidèles du peuple élu, qui observent cette soumission pleine de respect, et ne manquent de rien au sens spirituel. Cela s’applique à plus forte raison aux élus du ciel qui sont en possession du bien infini ; ils l’ont obtenu grâce à cette parfaite soumission toute leur vie, quoi qu’il en coûte.
La mélodie est ample et solennelle, déroulant des formules que l’on rencontre dans d’autres graduels avec de belles vocalises, en particulier celle qui termine de façon identique la première et la deuxième partie, descendant dans le grave pour une cadence paisible et majestueuse convenant parfaitement à l’évocation de la bienheureuse éternité.

► Alléluia : Veníte ad me
Ces textes de l’alléluia et de la communion de la Toussaint sont tirés de passages de l’Évangile où notre Seigneur nous apprend à supporter les épreuves par lesquelles nous devons passer sur cette terre pour mériter le bonheur éternel dont jouissent les élus ; le verset alléluiatique est pris en saint Mathieu au chapitre XI. C’est donc notre Seigneur qui parle ici, après avoir rappelé sa divinité :
Veníte ad me, omnes qui laborátis, et oneráti estis, et ego refíciam vos.
Venez à moi, vous tous qui peinez et êtes accablés, et moi je vous soulagerai.
Non seulement les élus dans le ciel ne manquent de rien et sont comblés par la possession du bien infini, mais ils reçoivent la récompense de toutes les peines et des souffrances de cette vie. Notre Seigneur lui-même est là pour les accueillir et la leur accorder.
Cette invitation pleine de douceur est accompagnée ici d’une mélodie très riche et très ornée dans une ambiance joyeuse et affirmative évocatrice du bonheur du ciel. On remarquera particulièrement la grande vocalise du mot laborátis qui commence et s’achève par deux envolées à l’aigu identiques, entre lesquelles se déroule un passage plus grave reprenant un des thèmes du júbilus de l’alléluia que l’on retrouve à la fin du verset.

► détail – à droite de la partie centrale
►Offertoire : Justórum ánimæ
L’antienne d’offertoire est empruntée au commun des martyrs. En effet la fête de tous les saints fut à l’origine, à Rome, une fête de tous les martyrs, et on sait que dans les premiers siècles de l’Église tous les saints auxquels on rendait un culte étaient des martyrs. Le texte est tiré du livre de la Sagesse ; s’il s’applique en premier lieu aux martyrs, il convient à tous les saints, qui ont tous eu à souffrir sur cette terre pour être fidèles à la volonté divine.
Justórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiæ
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et le tourment du mal ne les atteindra pas.
Visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.
Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, mais eux, ils sont dans la paix.
La mélodie empruntée à un ancien offertoire de la fête de l’Ascension exprime de façon saisissante le contraste entre les souffrances de la terre et le bonheur et la paix du ciel. Toute la première partie se tient de plus en plus dans le grave jusqu’à rester presque immobile à ras de terre. Puis soudain elle s’élance dans l’aigu en une immense et somptueuse vocalise chantant éperdument la récompense éternelle.

►Communion : Beáti mundo corde
Comme celui de l’alléluia, le texte de la communion de la Toussaint est tiré de l’Évangile, et il s’agit cette fois de l’évangile du jour, celui des béatitudes. Ceux qui sont maintenant dans le ciel, et qui sont les bienheureux, beáti comme l’Évangile les appelle à huit reprises, sont ceux qui ont conformé leur vie à ces exigences. Ce sont les trois dernières des huit béatitudes qui sont reprises ici :
Beáti mundo corde, quóniam ipsi Deum vidébunt
Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Beáti pacífici quóniam fílii Dei, vocabúntur
Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Beáti qui persecutiónem patiúntur propter justítiam, quóniam ipsórum est regnum cælórum.
Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux.
Ce texte est assez long pour une antienne de communion, et il est chanté simplement dans un style de récitatif en partie syllabique. La première phrase commence légèrement à l’aigu, avant de redescendre tranquillement. La deuxième au contraire commence dans le grave en s’y attardant un peu, avant de monter en un bel élan vers les mots fílii Dei. La troisième enfin, la plus longue, débute hardiment par une grande montée enthousiaste, sommet de toute la pièce, suivie d’un récitatif dépouillé s’achevant par une cadence en demi-ton un peu douloureuse pour évoquer les persécutions, avant de retrouver le calme et la paix du début
LLe site nord-américain Musica Sacra (cliquez sur 1962 Missel puis choisissez l’antienne) nous offre des partitions du psaume qui peut être interprété en alternance avec cette l’antienne de Communion. C’est aisément déchiffrable pour tout choriste et nous encourageons vivement les chefs de scholas à les imprimer et à les travailler lors des répétitions. La psalmodie est le meilleur moyen d’apprendre à déclamer la phrase latine, à respecter les accents toniques, à prononcer cette langue liturgique sans hésiter…

Gaudeamus omnes
(Toussaint – Complies du dimanche)
Chœur des séminaristes de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre
Le disque compact de l’Institutum Christi Regis Summi Sacerdotis de Gricigliano, en Toscane (Italie), nous donne à entendre les cinq pièces du Propre de la messe de la Toussaint du 1er novembre, le Kyriale VIII bien connu en paroisse (La « Messe des Anges »), l’office des complies du dimanche et enfin toutes les antiennes mariales.
L’ensemble est fort agréable à écouter. Les séminaristes sont appelés à rejoindre des paroisses et leur chant est plus proche de cette ambiance que de celle à laquelle nous ont habitués les abbayes dans leurs nombreux enregistrements si précieux.
C’est très net dans l’interprétation du grand chœur qui alterne avec le petit chœur, beaucoup plus léger et plus respectueux d’alléger les syllabes finales et de soigner le legato.
L’on retrouve ce côté « messe dominicale » avec un accompagnement d’orgue dans toutes les pièces, y compris dans le graduel et l’offertoire. Sa présence est là à mon sens moins souhaitable…
Mais ces voix jeunes aux intonations conquérantes et enthousiastes nous font vite oublier ces menues réserves.
Messe de la fête de tous les Saints :
La première partie ne surprend pas avec les chants de la messe In Festo omnium Sanctorum et la messe VIII dont les pièces sont placées dans l’ordre du déroulement de cette solennité et correspondent bien à la joie que la fête exprime.
Le Kyrie choisi est en revanche plus surprenant. Il s’agit bien du VIII, mais ad libitum, sous-titré Firmator sancte. Le choix est des plus judicieux. Tout d’abord parce que cette pièce est fort peu connue. Solesmes l’avait enregistrée en 1975 mais il n’y avait déjà plus à cette date que les deux invocations pour les Kyrie et Christe. Il faut chiner chez les brocanteurs pour trouver le disque vinyle 33T des moniales d’Argentan consacré à la Fête de la Purification. Les bénédictines étaient dirigées en septembre 1964 par Dom Gajard.
Ce Kyrie ad libitum ne revêt pas l’aspect « moderne » du VIII, de composition plus récente, et qui ne sert guère le texte qu’il chante parce que trop… charmant, dans son joyeux 5e mode.
Le VIII ad libitum est en 6e mode, un mode certes « majeur » mais plus concluant, plus recueilli, plus serein.
Il faut écouter ce magnifique Kyrie, hélas un peu trop inhabituel pour être introduit en paroisse. Il est ravissant de fraîcheur, de spontanéité. L’humilité qui s’exprime dans la première invocation laisse place à une belle montée dans la deuxième puis à une intense supplication dans la dernière.
Que les chanoines de l’Institut soient remerciés d’avoir exhumé cette pièce magistrale d’où transparaissent la pureté, la candeur, la confiance et la piété !
Les complies du dimanche :
Le vocable Complies, toujours au pluriel, vient du latin completorium qui veut dire « achèvement » et plus précisément du latin ecclésiastique completa (hora) c’est-à-dire « l’heure qui achève l’office ». On donne ce nom à la dernière des « petites heures » de l’Office divin, qui termine la journée. C’est donc la prière du soir liturgique. C’est pourquoi, en plus des éléments habituels des petites heures, elle commence par l’examen de conscience et le Confiteor, eux-mêmes introduits par une courte lecture d’une Épître de saint Pierre « Frères, soyez sobres et vigilants, car votre adversaire le diable rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, forts dans la foi ».
On trouve ensuite, comme dans les autres petites heures :
- L’invocation initiale Deus in adjutórium meum inténde (« Seigneur venez à mon aide »),
- Trois psaumes choisis pour leur convenance à cette heure du jour. Depuis saint Pie X, ils varient chaque soir. Le dimanche, et les jours de fête, ce sont :
- Le psaume 4, psaume de fin de journée et de préparation au repos ;
- Le psaume 90, qui invoque la protection des bons anges tandis que descend l’heure des ténèbres ;
- Le psaume 133, qui est une courte doxologie invitant à la prière et à la louange incessante, de jour comme de nuit.
Ces trois psaumes sont chantés sur un ton très simple, le ton 8G (terminaison à un accent avec deux syllabes de préparation).
- Une hymne dont le texte est toujours le même : Te lucis ante términum…, avec des mélodies qui peuvent varier. On y demande la protection divine contre les mauvais songes et les tentations nocturnes.
- Un répons bref dont le texte est bien connu : In manus tuas Dómine, comméndo spíritum meum (« Entre vos mains, Seigneur, je remets mon esprit »), dernières paroles du Christ avant de mourir sur la croix.
- Les complies comprennent également un cantique évangélique, comme les offices plus solennels des laudes et des vêpres. Il s’agit ici du cantique Nunc dímittis du vieillard Siméon au jour de la Présentation : « Maintenant, Seigneur, laissez aller en paix votre serviteur selon votre parole »…
- Après l’oraison finale, les complies se terminent toujours par l’antienne à la Sainte Vierge du temps : Alma Redemptóris Mater, Ave Regína Cælórum, Regína Cæli ou Salve Regína.
L’office des complies a été peu enregistré. La forme ordinaire du rit romain est représentée par la Communauté des Béatitudes ou l’abbaye de la Pierre-qui-Vire, en français. Seule celle de Saint-Wandrille a enregistré l’office en latin (couplé avec les vêpres).
Trois disques ont jusqu’alors honoré les complies dans la forme extraordinaire selon les livres de 1962. À tout seigneur tout honneur, c’est le chœur monastique de Saint-Pierre de Solesmes, dirigé en 1958 par Dom Joseph Gajard, qui commença. Treize plages lui étaient consacrées, après les vêpres du dimanche.
Il s’agissait des complies monastiques, certes peu différentes. Mais les psaumes sont toujours ceux du dimanche et les moines, les sachant par cœur, peuvent les chanter dans l’obscurité du soir, ce qui rend cet office recueilli et impressionnant.
L’office monastique ne comporte ni le répons In manus Tuas, ni le cantique de Siméon.
En 2002, le séminaire Saint-Thomas-d’Aquin de la Fraternité Saint-Pie X avait publié, dans le volume 5 de sa série Chant Compedium de larges extraits de l’office au Temps de Noël. La prise de son, in vivo, était trop précaire pour une diffusion à un large public.
C’est la Schola Bellarmina qui nous offrit l’office le plus complet en 2010 (CD 24, soit le second du volume 12 de la collection L’Année liturgique en chant grégorien). Il faut acheter le volume 13 (Motets grégoriens) pour avoir les hymnes mariales.
Il y a bien le In manus Tuas de l’Avent et de Pâques, mais seulement l’hymne Te lucis ordinaire et celle festive dite de ton n° 2.
En 2014, c’est la Fraternité Saint-Pierre qui publie un disque exclusivement consacré aux complies, portant le titre évocateur de In manus tuas.
Les séminaristes avaient enregistré quatre versions du Te lucis de différents temps liturgiques mais il manquait le ton 2, celui des fêtes de Ire classe. Or c’est précisément cette version que leurs confrères de Gricigliano nous permettent d’écouter dans le présent disque.
Nous avons pu déceler certaines faiblesses dans l’interprétation du grand chœur dans la première partie, parfois un peu lourd. La remarque est caduque dans ces complies, peut-être par une meilleure position des micros car il semble bien que le petit chœur est toujours là, et qu’il ne s’agit pas d’un échange entre deux formations choristes en nombre égal.
Force est de constater que le legato et le phrasé n’ont rien à envier aux plus belles scholas monastiques.
Le disque s’achève avec les quatre antiennes mariales, tant dans leur ton simple que solennel, ce qui conclut magnifiquement ce bel office du soir.
Chers amis, vous avez là une excellente interprétation des complies dans leur version romaine. Il n’y a pas de plus belle prière du soir que cet office et nous ne pouvons que la recommander à tous ceux qui veulent s’unir à la prière de l’Église et la réciter pour clore la journée, au moins le début et la fin. Et désormais, vous pourrez la chanter !
Rien que pour cela, nous n’hésitons pas à vous conseiller vivement cet enregistrement que vous pourrez vous procurer sur la boutique en ligne d’Una Voce*.
Oui, messieurs les abbés, pour ce beau travail, toute notre gratitude vous est acquise !
Patrick Banken
* ou directement à l’ICRSP : Villa Martelli – Via di Gricigliano, 52 – 50065 SIECI (FI) – Italie
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